Je suis Annie, enseignante diplômée en Français Langue Seconde (Université de Montréal) et examinatrice certifiée TEF par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris (CCIP), avec 10 ans d'expérience.
Tu prépares ton TEF Canada ou TEF Québec?
Je propose du coaching personnalisé 1-à-1 en visioconférence.
Par ailleurs, Je suis enseignante en classe d'accueil au Québec depuis plus de 10 ans, de ce fait, je suis en première ligne pour observer les nombreux défis auxquels sont confrontés les nouveaux parents et enfants immigrants. Ils doivent non seulement s'adapter à un tout nouveau système d'éducation, mais aussi surmonter une multitude d'ajustements culturels et sociaux afin de s'intégrer dans leur nouveau pays. Ces défis vont de la compréhension des attentes scolaires à la navigation entre les langues, en passant par la gestion des émotions et des différences culturelles. Mon expérience me permet de témoigner de ces obstacles, mais aussi des réussites et du potentiel immense que chaque famille apporte avec elle dans cette nouvelle aventure. Ce podcast leur rend hommage et se veut une ressource essentielle, offrant des capsules d'apprentissage du français ainsi que des conseils pratiques, directement applicables pour faciliter leur intégration. En plus de fournir des outils concrets, il véhicule un message d'espoir, rappelant que malgré les obstacles, l'adaptation est non seulement possible, mais que chaque enfant et adulte a la capacité de réussir dans ce nouveau pays d'accueil, riche en opportunités.
Grâce à cet espace d’apprentissage collectif, nous allons ensemble développer des compétences linguistiques tout en explorant les aspects pratiques et culturels de cette belle langue.
Rejoignez notre communauté bienveillante et enrichissante pour trouver des réponses à vos questions, et découvrir les possibilités infinies qui vous attendent sur ce chemin d'apprentissage et de croissance.
Apprenons le français ensemble pour bâtir une communauté d'apprentissage solidaire. En travaillant ensemble, nous pouvons partager nos expériences, progresser à notre rythme, et soutenir mutuellement nos parcours d'apprentissage. Ensemble, nous renforçons notre maîtrise de la langue tout en créant un espace inclusif où chacun peut s’épanouir et réussir.
Le Canada veut 30 267 immigrants francophones hors Québec cette année, et il a réservé 5 000 places provinciales rien que pour eux. Six communautés — Sudbury, Timmins, Supérieur Est, la Péninsule acadienne, Saint-Pierre-Jolys et Kelowna — ouvrent une voie directe vers la résidence permanente. C'est vrai, c'est concret, et presque personne n'en parle en français. Mais il y a un revers que Marc refuse de vous cacher : un immigrant francophone sur trois finit par repartir. Diplômes non reconnus, anglais indispensable en Ontario, emplois introuvables. Dans cet épisode, on compare les six portes une par une, et on dit les trois choses que les brochures ne disent pas. Pour que ceux qui partent partent avec les yeux ouverts.
Sources
● Canada.ca — Programme pilote d'immigration dans les communautés francophones : https://www.canada.ca/en/immigration-refugees-citizenship/services/immigrate-canada/rural-franco-pilots/franco-immigration.html
● Canada.ca — Immigration francophone hors Québec (tableau de bord et cibles) : https://www.canada.ca/en/immigration-refugees-citizenship/corporate/publications-manuals/francophone-immigration-outside-quebec.html
● Canada.ca — Le Canada a dépassé sa cible d'immigration francophone pour 2025 : https://www.canada.ca/en/immigration-refugees-citizenship/news/2026/01/canada-exceeded-its-francophone-immigration-target-for-2025.html
● Canada.ca — Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire : https://www.canada.ca/en/immigration-refugees-citizenship/services/study-canada/study-permit/fmc-student-pilot.html
● Radio-Canada — Le Canada perd 35 % de ses immigrants francophones : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2120925/immigration-francophone-quebec-ontario
● Radio-Canada — La dure réalité des immigrants francophones qualifiés : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2205861/immigration-francophone-ontario-reconnaissance-diplomes-emploi
● Radio-Canada — Le dilemme des familles immigrantes francophones qui quittent le Manitoba : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1802832/immigration-manitoba-francophonie-travail-depart-retention
● Radio-Canada — Le bilinguisme canadien est-il un mirage ? : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1773738/immigration-langues-officielles-francais-quebec-ontario-integration
Apprendre le français, un nouveau départ, avec le sourire sans jamais être en train de franciser. S'assombrer ici, c'est la bonne direction, avec Annie, trouver la motivation. Bienvenue sur la chaîne
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Bienvenue sur la chaîne
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Allô la belle gang
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Bienvenue dans un nouvel épisode de Francisation réussie avec Annie
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Et c'est mercredi, le moment de traverser l'Atlantique en une
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seconde. Bienvenue à
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Montréal. Cousins d'Amérique, épisode 46. 6 communautés qui te veulent. Et les trois choses qu'on ne te dit pas. Je suis Marc, votre guide dans le labyrinthe parfois absurde de l'immigration canadienne. Et avec moi, comme toujours, notre Français préféré qui essaie de survivre à tout
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ça, Pierre. Salut Marc.
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Salut à tous. Aujourd'hui, on sort du Québec. Et je vous préviens tout de suite. Cet épisode va vous donner de l'espoir pendant 10 minutes, puis vous ramener sur Terre pendant 5. Les deux sont nécessaires. Restez jusqu'au bout, surtout si quelqu'un vous a déjà dit « Par en Ontario, c'est plus
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facile ». Reprenons depuis le
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début, parce que ce silence a des raisons précises et vérifiables. Trois blocs. 1. Ce que le Canada veut en chiffres. 2. Les six portes qui existent vraiment comparées une par une. 3. Les trois choses qu'on ne vous dit pas avant que vous fassiez vos boîtes. Et un mot avant de commencer. L'infolettre des cousins part maintenant de notre site francissationreussi.com. Les six communautés dont on parle aujourd'hui y sont listées avec les liens officiels. Ce que le Canada veut en chiffres.
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Marc avant les chiffres. Explique-moi pourquoi, tout d'un coup, le Canada se réveille et veut des francophones. Parce que ça fait des années qu'on nous dit que le français hors Québec, ça sert à rien.
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parce que les communautés francophones hors Québec rétrécissent démographiquement et qu'Ottawa s'est engagée à inverser la courbe. Ce n'est pas de la générosité. C'est une politique linguistique avec des cibles écrites. Voici ce que le texte dit exactement. Pour l'année 2026, la cible d'admission de résidents permanents d'expression française hors Québec est de 9 % du total. 9 %, ça représente 30 267 personnes. Et ça monte 9,5 % en 2027, 10,5 % en 2028, avec un engagement d'atteindre 12 % d'ici 2029.
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30 000 places. 30 000. Et pendant ce temps-là, au Québec, on se bat pour 15 700 places de parrainage sur deux ans.
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Ce sont deux choses différentes. L'une est du parrainage familial, l'autre de l'immigration économique. Mais votre réflexe est le bon. Le rapport de force n'est pas le même des deux côtés de la rivière des Outaouais. Et il y a mieux. Le fédéral a réservé 5000 places pour que les provinces et les territoires désignent des candidats francophones. Le point crucial. Ces places s'ajoutent à leur allocation habituelle du programme des candidats des provinces.
SPEAKER_02
Attends. Ça veut dire qu'en étant francophone, je prends la place de personne?
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Exactement. C'est une allocation supplémentaire, pas un partage. Une province peut désigner un francophone sans réduire sa capacité à combler ses autres besoins de main-d'œuvre. Vous n'êtes pas en concurrence avec les autres candidats. Vous êtes dans une file qui a été creusée pour vous. Et une dernière donnée, parce qu'elle change tout. Le Canada a dépassé sa cible d'immigration francophone pour 2025. Le mécanisme fonctionne. Ce n'est pas une promesse en l'air. Les six portes
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comparées Bon. Les portes. C'est tout, concrètement.
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Il existe un programme qui s'appelle le Programme pilote d'immigration dans les communautés francophones. Il offre une voie directe vers la résidence permanente à des travailleurs qualifiés qui s'installent dans des communautés francophones rurales ou éloignées, hors Québec. Six communautés y participent. Je vous les donne dans l'ordre d'Est en Ouest. Au Nouveau-Brunswick, la péninsule acadienne. En Ontario, Sudbury, Timmins et la région du supérieur Est. Au Manitoba, Saint-Pierre-Joli et en Colombie-Britannique, Kelowna.
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Saint-Pierre-Joli
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?
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Oui, c'est ça. Saint-Pierre-Jolis.
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Je te jure que 90% des gens qui nous écoutent viennent d'entendre ce nom-là pour la première fois de leur vie.
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Et c'est précisément l'avantage. Moins il y a de candidats sur une voie, moins la concurrence est du féroce. Les gens se ruent sur Toronto et Vancouver, où tout le monde se rue déjà. Mais il faut être honnête sur ce que ça implique. Ce sont des communautés rurales ou éloignées. Ce n'est pas la banlieue de Montréal avec un accent différent. Et c'est là qu'intervient ma mise en garde de l'épisode. Vas-y. Choisir une communauté sur une brochure, c'est comme choisir un appartement sur une photo. La photo n'est pas mensongère. Elle est simplement prise le bon jour sous le bon angle à la bonne saison. Ce qu'elle ne montre pas, c'est le trajet jusqu'à l'épicerie en février, ni combien de personnes parlent votre langue à la caisse. Alors avant de déposer quoi que ce soit, appelez l'organisme francophone de la communauté visée. Parlez à quelqu'un qui y vit. Demandez ce qui manque, pas ce qui est beau. Et j'ajoute qu'il existe aussi un volet études, un programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire. Un nouveau cycle d'admission s'ouvre le 26 août avec un objectif d'environ 2970 demandes de permis d'études admissibles sur un
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an.
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Le 26 août.
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C'est aujourd'hui, ça? C'est aujourd'hui. Si vous avez un projet d'études et que le français est votre langue, c'est le moment de regarder ce volet-là de très près. Les trois choses qu'on ne vous dit pas.
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Bon, le silence de mon cousin. On y arrive.
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On y arrive, trois choses. Et je vais être direct parce que vous méritez mieux qu'une brochure. Première chose, un immigrant francophone sur trois finit par quitter. Radio-Canada l'a documenté. Le Canada perd 35 % de ses immigrants francophones. La tendance est particulièrement marquée au Québec et en Ontario.
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Un sur trois. Donc on remplit un saut percé. On fait venir 30 000 personnes et il y en a 10 000 qui s'en vont.
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C'est une bonne image et le trou a un nom. Deuxième chose, la reconnaissance des diplômes. Des immigrants francophones qualifiés installés en Ontario, notamment dans le Nord, l'ont raconté à Radio-Canada. Le principal obstacle n'est pas la langue, c'est que l'expérience et les diplômes acquis à l'étranger ne sont pas reconnus. Les employeurs exigent des études canadiennes et de l'expérience canadienne. beaucoup doivent réinventer complètement leur parcours professionnel.
SPEAKER_02
Ils te sélectionnent pour ton diplôme. Ils comptent des points pour ton diplôme. Et une fois que t'es là, ils te disent que ton diplôme y compte
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pas. La sélection et le marché du travail sont deux systèmes différents qui ne se parlent pas. C'est brutal, mais c'est vérifiable. Au Manitoba aussi, la reconnaissance des acquis est identifiée comme l'un des obstacles majeurs au développement des nouveaux arrivants. Et les familles francophones qui quittent le Manitoba le disent clairement. Au-delà de la barrière linguistique, c'est la déception de ne pas trouver d'emploi, même dans des domaines où les exigences de langue sont souples, ce qui les pousse à repartir.
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Et la troisième ?
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La troisième, c'est celle que personne n'ose dire dans un podcast francophone. En Ontario, beaucoup d'immigrants constatent qu'il est très difficile d'avancer sans maîtriser l'anglais, y compris à l'intérieur de la communauté francophone.
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Donc on te recrute parce que tu parles français. Et une fois sur place, on te demande de parler anglais.
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Dans beaucoup de milieux de travail, oui, et je préfère que vous l'entendiez ici, calmement, que de le découvrir à votre troisième entrevue. Mais je nuance parce que la nuance compte. Le français vous ouvre la porte d'entrée, la sélection, les points, les places réservées, les programmes pilotes, L'anglais vous ouvre le bureau une fois à l'intérieur. Ce ne sont pas deux stratégies concurrentes. C'est une séquence.
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Voilà. Et
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personne ne vous demande de choisir... On résume. Le Canada vise 30 267 admissions francophones hors Québec cette année, avec 5000 places provinciales réservées qui ne retirent la place de personne. Six communautés offrent une voie directe. La péninsule acadienne, Sudbury, Timmins, le Supérieur-Est, Saint-Pierre-Joli et Kelowna. Et le revers. Un francophone sur trois repas, les diplômes étrangers se heurtent à un mur. Et l'anglais reste souvent nécessaire au quotidien en Ontario. Alors qu'est-ce qu'on fait cette semaine? Trois gestes. Premier geste, allez lire la page du programme pilote d'immigration dans les communautés francophones sur Canada.ca. Vérifiez les critères d'admissibilité avant de rêver. Deuxième geste Choisissez une communauté et appelez son organisme francophone. Une vraie conversation avec une vraie personne vaut 50 publications de groupe. Troisième geste Lancez dès maintenant votre démarche de reconnaissance de diplôme dans la province visée. C'est long, c'est ennuyeux et c'est ce qui décide si vous ferez partie du tiers qui repart. Les six communautés et les liens officiels sont sur francisationreussi.com avec l'infolettre chaque mercredi. Et si vous connaissez quelqu'un qui hésite à partir, envoyez-lui cet épisode avant qu'il achète ses billets, pas après. À la semaine prochaine et gardez vos papiers à jour.
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Moi je vais rappeler mon cousin à Moncton. Et cette fois, je vais pas lui demander si ça va. Je vais lui demander ce qu'il aurait aimé savoir avant de partir. On lâche rien les cousins.
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Voilà. Merci de choisir de pratiquer votre français avec moi et à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et comme toujours, je vous souhaite le plus beau des succès dans votre intégration en français. Ne lâchez surtout pas