Émancipées, le podcast

#87 Cycle menstruel, premières règles, pertes blanches : comment en parler à une jeune fille sans tabou ?

Laurène Sindicic Season 2 Episode 87

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À propos de l’épisode :

Comment parler du cycle menstruel et des règles aux jeunes filles, sans créer de honte ni de tabou ?

Dans cet épisode, je partage ma vision très concrète de cette question ô combien importante, car il me parait important de parler des règles, du cycle, des pertes blanches etc. aux enfants de manière positive et éclairée (et adaptée à leur âge, bien entendu !).

Je vous explique comment je procède avec mes propres enfants, pourquoi j’inclus aussi les garçons dans la discussion, et comment on peut par exemple préparer un petit kit “premières règles” pour anticiper sereinement.

L’objectif : éviter l’effet “choc” du jour des premières règles et transformer cette étape en continuité logique, comprise et intégrée, pour voir son cycle menstruel comme un super-pouvoir, dès le départ !

Qu’en pensez-vous ? Comment vous, on vous a parlé de vos règles et de votre cycle à la puberté ? Et comment souhaiteriez-vous transmettre vos connaissances à vos enfants ? Dites-moi tout en commentaire !

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Laurène:

J'essaye de verbaliser, montrer, ne pas nier, mais garder toujours un angle plutôt positif ou au mieux neutre, mais pas négatif. Pour pas inscrire dans le cerveau de ma fille que avoir ses règles, c'est la merde. Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous allez bien. On se retrouve pour un nouvel épisode ou j'avais envie d'aborder un sujet avec vous. Plutôt, vous m'avez pas mal parlé d'un sujet. Je me suis dit qu'il était temps qu'on l'aborde. C'est celui de comment parler du cycle menstruel féminin aux jeunes filles? À partir de quel âge? Avec quel mots? Alors je préfère être honnête tout de suite, je ne suis pas encore une experte dans le sens où j'ai une fille qui a sept ans et demi et un fils qui a cinq ans et demi. D'ailleurs, je fais une parenthèse tout de suite, mais il faut parler du cycle aux garçons aussi. C'est hyper important parce qu'ils peuvent être des super soutiens, des super écoute. Et je pourrais vous raconter des anecdotes là dessus après si vous voulez, mais je parle autant du cycle à mon fils qu'à ma fille. Mais bon, on va dire que c'est plus dans la logique un peu de transmission. Et c'est vrai que très souvent, dans les clubs, notamment les femmes après me disent, mais mon dieu, je suis tellement heureuse d'avoir toutes ces connaissances à pouvoir transmettre à ma fille. Donc ça, c'est génial, mais on ne sait pas beaucoup comment faire. Je disais que je n'étais pas encore en tout cas une spécialiste à la question parce que moi, je fais des choses très progressivement avec mes enfants très au feeling aussi. Je ne vais pas vous mentir. Je ne suis pas une méthode, mais par contre, quand on me demande, et ça aussi, c'est très souvent qu'il faut créer un programme pour les jeunes filles, etc. Je réponds toujours que j'en rêve que je pense que je le ferais clairement à la sauce émancipée, bien sûr, mais que je le ferais en co-construction avec ma fille. Alors ma fille, toujours évidemment dans l'ombre, parce que si vous allez l'habitude de me suivre, vous savez que je ne montre pas. Mes enfants. Je ne montre pas mon mari. C'est un vrai choix délibéré de les laisser en dehors de tout ça. C'est mon métier. Ce n'est pas leur vie à eux, mais par contre de co-construire le truc avec elle en offre en sous marin pour voir vraiment c'est quoi les besoins? C'est quoi les réactions, les blocages, etc. Et pouvoir après faire quelque chose sur cette base là qui ne sera pas une vérité générale et absolue puisque ça restera. Ma fille et moi mais qui pourra en tout cas moi me permettre, avec mes connaissances après plus physiologiques, de construire quelque chose. Donc, si c'est un truc dont vous avez envie, vous me direz j'adorerais le faire. Mais je pense que ce n'est pas tout de suite. En tout cas, moi, je vous raconter un peu comment moi je fonctionne et avec mes connaissances aussi, comment je pense que ça peut être intéressant de fonctionner. Par étape avec une jeune fille. Et encore une fois avec un garçon, parce que du coup, je fais mon autre parenthèse. Ceux qui me suivent savent que c'est une reconversion à émanciper. Moi avant j'ai eu d'autres métiers, j'étais avocate, mais force est de constater que j'ai toujours été assez passionnée par tous ces sujets là et ouverte sur tous ces sujets là puisque le Le jour de son mariage du mariage de mon frère, ma belle-sœur que j'adore avait fait un petit mot comme ça pour remercier un petit peu tout le monde. Et à un moment, elle a dit et je tiens à remercier Laurène j'étais en train de faire autre chose en plus. Je me suis dit qu'est-ce qui se passe, pourquoi on parle de moi mais paraît me regarder le lo vient. Et c'était parce que je n'ai jamais connu un homme avec qui je pouvais autant parler de moi, de mon corps, de de mes règles. Je crois qu'elle a même dit mes règles. Alors que c'était bien avant Émancipées c'était il y a 10 ans que lui. Et en fait, merci, parce que tu l'as super bien éduqué. Vous voyez, j'avais éduqué mon frère sans m'en rendre compte, mon frère, qui a un an de plus que moi. Donc on est très proche parce que parce que je pense que c'est aussi génial. Pour un homme et pour une femme qui côtoie un homme que d'avoir des connaissances a minima de base, mais aussi, et je pense que c'est ce que mon frère avait parce que je ne suis pas sûr que c'était forcément un expert des contractions utérines, des prostaglandines ou de la glaire cervicale Mais par contre, il était très bon sur l'aspect émotionnel de ce que ça fait. À certains moments, le syndrome prémenstruel Les moments où on a plus d'énergie où on a moins d'énergie forcément, il était hyper à l'écoute, là dessus, voire même parfois. Force de proposition. C'est lui qui lui disait non, mais tu sais là, c'est normal. C'est parce que t'en es là dans ton cycle, etc. Voilà, c'est une anecdote que je vous livre comme ça. C'est un détail, mais je me dis que j'aimerais bien que mon fils soit comme ça et que j'avais vu un truc un jour passer sur les réseaux sociaux Dans une dans une école. Quelqu'un qui avait vu un jeune garçon donner un tampon à une jeune fille qui avait une tâche et le jeune garçon avait des tampons dans son sac. Et là je me dis, mais la mère, mais elle est géniale, elle a tout compris. Moi. Clairement, je laisserais des tampons peut être même des culottes de règles je trouve ça encore mieux à mon fils, dans son sac, en lui disant si un jour, t'as une copine où tu sens qu'elle a un souci plutôt que de te moquer d'elle. J'espère qu'il ne fera pas ça. Mon dieu donne lui discrètement le truc pour l'aider et la sortir de sa situation. Si elle, elle n'en avait pas. Et là mec t'as tout gagné et clairement, t'es un mec bien quoi. J'espère, j'ai une grande ambition pour mon fils qui sera comme ça. Voilà donc tout ça pour dire que ce que je vous raconte là, je pense que ça vaut aussi bien pour les filles que les garçons. Mais après, il y a forcément une transmission qui sera différente pour les filles parce qu'on va leur parler de leur corps et les préparer à ce qui va arriver dans leur vie après à un moment de la puberté et quand elles auront à leurs premières règles. Mais justement pas que. Parce que les règles, c'est une chose, mais il y a tout cet arsenal autour dont on ne parle pas. La glaire cervicale, donc les pertes blanches, toutes les réactions émotionnelles, le corps, etc. Et moi, je pense que ma génération, en tout cas, moi déjà, on m'a parlé de rien. Moi, j'ai eu droit au déballage. Des serviettes hygiéniques tampons machin par ma mère le jour où j'ai eu mes premières règles un peu en mode réunion. Tupperware voilà comment ça marche, mais je n'avais pas eu d'informations Moi, j'ai vu ce sang arriver. limite Je ne savais même pas ce que c'était. Ma mère est formidable et je l'aime plus que tout, mais elle n'a pas été peut être pas à l'aise avec tout ça. Mais on m'a vraiment parlé juste des règles de l'aspect mécanique. Comment tu gères le flux, mais pas du tout justement de toutes ces. Tout ce qui va autour. Et c'est vrai que moi aujourd'hui, parmi mes amis, il y en a qui ont déjà des préados voire ados. Et je remarque tellement de trucs sur les réactions sur le corps qui change, mais aussi sur les sautes d'humeur, etc. Et en fait, les jeunes filles à partir de 9 10 ans, elles se tapent parfois des des des poussées hormonales, voire des espèces de gros down, SPM, etc. Et que quand on sait après. À quoi ça correspond physiologiquement. Quand nous, en tant que femme, on a éprouvé ces fluctuations hormonales et du coup, on les projette sur les jeunes filles en se disant mais en fait, c'est exactement ça qu'elle est en train de vivre, mais en puissance 10 000 10 000 peut-être pas, mais 10 au moins, parce qu'à l'adolescence, c'est hyper fort. Toutes ces hormones qui arrivent d'un coup. Et bien, on va aborder ces crises d'ado machin très différemment. Et je sais que moi, j'ai un petit frère, je raconte toute ma vie privée. Mais donc j'ai un grand frère qui a un an plus que moi et j'ai un petit frère qui a 24 ans de moins que moi. C'est un demi frère. Donc il y a 16 ans aujourd'hui, j'espère qu'il y coûtera jamais cet épisode. Mais moi, je l'observe avec un angle très hormonal et je me mars parce qu'il y a tous les changements physiques, des poils, des machins, de la voix qui muent, etc. Mais je vois aussi dans des petites réactions, parfois un peu plus impulsive ou quoi moi dans ma tête, je me dis la testo qui arrive ou voilà. Et je me dis que nous, en tant que parents, Pour ceux qui seront parents ou gens qui gravitent autour d'ado d'avoir cette lecture physiologique, c'est génial, mais surtout de leur la transmettre et de leur dire en fait, si à telle ou telle réaction, à tel moment, c'est normal. Je trouve ça génial. Ça fait sept minutes que j'ai commencé cet épisode. Je commence déjà à digresser. Complètement. Donc, j vais essayé de reprendre un petit peu une structure, mais ça me passionne tout ça et je voulais le partager un petit peu avec vous. Mais donc l'objectif de cet épisode, c'est vraiment d'essayer de voir comment transmettre une base saine dé dramatisée, surtout très progressive par rapport à tous ces sujets de cycle de règles d'hormones. Dès le plus jeune âge pour en faire pas un moment charnière comme moi, j'ai vécu le jour de mes premières règles ou ne pas l'aborder non plus trop tard. Et là, je vous raconte une autre petite histoire, mais j'ai déjà fait des interventions dans des lycées, notamment avec une médecin génial que j'embrasse. Qui avec qui je faisaient ça en duo pour aller parler à des jeunes filles de leur cycle, etc. Et on faisait en classe de seconde et je me disais en fait, c'est trop tard. Voilà. Elles ont déjà vécu leurs premières règles. Elles sont encore très loin de se poser des questions sur leur fertilité, sur leur désir de maternité, etc. Et c'était intéressant parce qu'on pouvait parler de plein de sujets, mais c'est arrivé trop tard. Moi, je pense qu'en fait, il faut faire dès le plus jeune âge, en fait, en faire un non sujet et que voilà, on glisse. Des petites bribes comme ça à droite à gauche, des petits mots, des petits concepts pour qu'en fait, on n'ait pas à la découverte un jour de ha, une femme, c'est ça. En fait, c'est très différent d'un homme, mais que ce soit inscrit dans l'inconscient dès le démarrage et en faire une sorte de familiarité familiarité corporelle. Moi, je pense que dès le plus jeune âge et même on va dire un peu avant six ans là c'est l'âge entre mes deux enfants. Mais donc j'ai déjà largement commencé ça. On peut en fait juste montrer. Illustrer montrer ce qui se passe chez soi là, toutes les mamans et les papas d'ailleurs, peut être qui m'écoutent sa, ce que je vais dire, on n'est jamais seul aux toilettes, en tout cas, moi, je suis très rarement seule aux toilettes chez moi. Mes enfants veulent toujours venir me parler, puis à ce moment là et ils viennent squatter avec moi aux toilettes. Et donc forcément quand j'ai mes règles, il le voit. Et puis moi je le verbalise donc au début, mon fils appelait ça le sang. Ça faisait un peu cette jou je suis n en chanson française actuelle, mais un moment, j'essaie de de lui faire comprendre que le sang, c'était un peu, c'était pas ou, mais mais non. Voilà déjà de ne pas cacher. Ne pas en faire un tabou, ne pas avoir honte parce qu'on a ses règles un homme, mais attend là. On n'ayant peur qu'ils aient peur de voir du sang. Mais mes enfants, ça les impressionne pas du tout de voir du sang. Au contraire, ça les passionne. Ouais. Machin et tout. Ils me voient parfois rincer mes culottes menstruelles. Il me voient aux toilettes quand il y a du sang. Je n'ai pas rent rentrer dans les détails, mais ils sont là aussi. Et du coup déjà. Deux. Ne pas avoir ce concept de un jour. Je vois du sang et je ne sais pas d'où ça vient, mais de toute ma vie, j'ai vu ma mère avoir du sang et à certains moments de son cycles et pas du tout balisé, pas du tout se dire mon dieu, je suis en train de saigner, mais juste voilà. Tiens figure soit que aujourd'hui j'ai mes règles et surtout moi, je mets un point d'honneur à ça. Et parfois je me fais violence, c'est de ne pas en parler négativement et de pas dire. et j'ai mes règles ou faut pas ne faut pas embêter maman à la CX. C'est horrible machin, même s'il y a des moments où c'est plus ou moins compliqué que d'autres, même s'il ne faut pas mentir. Et moi, je peux me permettre ça parce que je n'ai pas de douleur de règles Donc je n'ai pas quelqu'un qui a une très forte endométriose avec des douleurs énormes qui la terrasse, évidemment qu'elle ne peut pas le cacher et ça ça fait partie d'elle même. Donc on fait aussi par rapport à son profil à soi, mais moi, j'essaye toujours d'en parler positivement pour pas inscrire dans le cerveau de ma fille. Qu'avoir ses règles, c'est la et que c'est un fardeau que nous, les femmes, on doit porter. Au contraire, moi déjà, j'en parle de façon assez neutre sur l'aspect règles saignement et après sur tout ce qui est le cycle autour là, j'en parle avec beaucoup d'emphase, en disant que c'est génial quand même tu te rends compte nous, les femmes, on a de la chance, on a des fluctuations. J'expliquerai peut être un peu plus en détail après comment j'aborde ce sujet, un peu des fluctuations, mais voilà, je m'efforce à ça. Et aussi. Et là. Parfois, c'est plus difficile aussi quand je suis en SPM. Donc en syndrome prémenstruel et quelques jours avant mes règles, c'est pas tous les cycles mais il y a des cyles quand même, où je suis au bout du rouleau et j'ai juste envie d'être toute seule et que personne ne me parle. Mon mari l'a bien compris donc il fait en sorte d'évacuer la maison dans ces moments là. Mais sinon, j'essaye je j'essaye de dire juste je suis fatiguée Je suis un peu plus ronchon ce matin, mais pas mais pas plus de d'exacerber en fait ce que je ressens toujours avec cette envie. Que en tout cas, ma fille ne se dise pas, punaise j'ai pas de bol. Quoi? C'est vers ça que je vais. Wow, papa. Il n'a pas ça, lui, mais maman, la pauvre, elle dérouille donc j'essaye de verbaliser. Montrer ne pas nier, mais garder toujours un angle plutôt positif ou au mieux neutre, mais pas négatif. Le truc au delà des règles, c'est que après chez nous, on n'est pas pudique. Donc peut être que ça aide. Il y a des gens forcément pour qui ça sera moins évident, ce que je vais dire, mais. On ne se cache pas si on est nus ou médecin, évidemment, ils les ont vu 100 000 fois parce que les deux, je les allait allaités pas mal. Et voilà, ça continue de les passionner, ce concept d'allaitement. Donc qui continuent de poser plein de questions maintenant. Alors ça fait des années qui sont plus allaités, mais même les partis génitales, etc. On les montre, on fait pas du tout une gêne. Et surtout, et ça, c'est un truc que j'ai que je fais depuis pas très longtemps parce que j'avais lu un texte de baptisse beaulieu qui m'avait beaucoup marqué là dessus qui expliquait qu'en fait, les enfants qui savent nommer. Leur parti génitale avec les vrais mots. Je crois qu'il y a des études ou j'en sais rien qui ces enfants auraient moins de risque de subir des agressions sexuelles. Ou que sais je vous dis, peut être une bêtise. Je ne sais pas s'il y a une étude ou si c'est juste une théorie entre guillemets, mais parce qu'en fait, prenons un exemple d'un petit garçon qui a un monsieur qui vient. Pour lui faire des attouchements. Si le petit garçon répond non, mais tu touches pas mon pénis tout de suite. Ça va réveiller quelque chose chez la personne qui s, qui s'apprête à faire subir cette attention, qui dire lui, il connaît son corps. Il sait le nommer. Il saura expliquer. Ce que je lui ai fait aï danger alors qu'un petit garçon qui va dire mon ou j'en sais rien, ça ferait moins peur quand une fois ce n'est pas, je ne fais que vous répéter des choses que j'ai lues mais qui m'ont beaucoup intéressé. Et je me suis dit mais oui, tout à fait dans cette logique de prévention par rapport à tout ça, mais aussi juste pour appeler un chien, un chat et pas infantiliser. Ces sujets du corps et justement en faire un truc un peu gênant, mignon, la zette machin, mais c'est une partie de ton corps qui est en fait au même niveau que toutes les autres et qui doit être respectée, qui doit ne pas être montré. Et ça, j'en parle beaucoup aussi avec mes enfants sur fait que ce mon fils est un peu exhibe. Il vit à poil d'équipe. Passe la porte de la maison. Il enlève tout. Et parfois il y a des gens chez nous. Donc j'essaye d'expliquer que non, c'est pas comme ça qu'on fonctionne, mais en tout cas d'en faire des zones du corps au même titre que les autres. Donc deux d'appeler le sexe d'un garçon, un pénis à larrière, la verge, les testicules et pas le zzi, le kiki machin ça. On y arrive très bien avec mon fils. Verge moyen, mais testicule. Super ça. Ils ont intégré. Ils adore ce mot. Je peux pourquoi ça les passionne? Et d'ailleurs un truc, une sonorité rigolette verge pése parfois un peu plus dur. On est encore très i, mais on fait gaffe et ma fille et là, c'est vrai que c'est fou. Alors que moi c'est mon métier. Mais je trouve que dire vulve vagin. On nous a tellement pas appris à dire ça. Moi, je pense que je, j'ai pas dit le mot vu avant mes 30 ans. Vraiment? Et encore, je même pas, on ne sait pas un mot du tout qu'on emploie. On va dire toujours la césette, la quéque, la nani. Ne je ne sais pas quoi. Et donc moi, j'essaye, je m'efforce de dire à ma fille, voilà de la nommer comme ça est ce que tu sais bien nettoyer, etc. Et d'expliquer un peu les différentes zones aussi de cette partie y en a qui conseille de donner des petits miroirs aux jeunes filles pour leur montrer ou clitoris ou est le vagin ou leur être, etc. Non, on n'a pas fait ça personnellement, mais je trouve que c'est une bonne idée, mais en tout cas, voilà d'essayer d'expliquer un peu comment ça fonctionne ou des moments ou, je ne sais pas, il y a une petite irritation ou que sais je et qu'il va falloir montrer qu'il faut mettre de la crème, etc. À deux. D'en profiter pour parler un peu de cette zone du corps et la nommer etc. Pour pareil, toujours en faire un acquis, quelque chose qui fait partie de leur vocabulaire et leur décryptage corporel et qui n'est pas de révélation de non, mais à temps, on ne fait pas pipi par le même trou. Ou on fait des bébés ou quoi ça? C'est aussi un truc. Moi, j'explique beaucoup ça. Je, pourquoi mes enfants aussi? Ça y passionne des concepts de trou, les différents trous, à quoi ils servent. Donc on explique bien qu'il y a, alors non, on appelle ça le vagin. C'est un peu le trou des bébés. Quoi? C'est par là que sortent les bébés, mais qui est bien différent de par là ou on fait pipi, etc. Donc voilà, c'est tous des petits trucs. Chacun va utiliser ces mots. Chacun va utiliser ses concepts. Mais je trouve que nommé montrer dès le plus jeune âge, dès avant six ans là, dès quand est dans cette période, on lave encore ses enfants, etc. C'est en faire quelque chose de neutre et pas avec le jour ou on va sortir son son livre. Et donc alors, ma chérie, il est temps que nous parlions de ta vulve à genre 12 ans. Moi, j'aimerais bien m'éviter, ça. Donc, au moins je me suis éviter, je crois, parce que ça fait déjà partie de l'acquis. Et la dernière chose que que je fais et que je conseille, je conseille pas parce que chacun fait comme il veut, mais je me dis que ça peut être intéressant d'en parler avec vous que je fais dès le plus jeune âge, c'est parler. Parce que c'est propre à moi de la symptothermie et de comment moi je gère ma contraception. Pourquoi je le fais? Parce qu'en fait, ils voient le thermomètre, mes enfants. Ils me voient donc soit avec, et j'en ai mon thermomètre comme ça sur ma table de nuit, soit le plus souvent, ils me voient porter mon Tempdrop et comme on est tous dans la même maison, etc, ils me voient enfiler ce truc là. Donc il me posent des questions. Ils ont envie de comprendre. Donc moi, j'essaye de l'expliquer de façon ultra simple. Je ne suis pas rentrée dans la physiologie de la progestérone qui fait monter la température, etc, etc. Mais je leur explique. Que moi, ça me permet de savoir quand je peux avoir un bébé et quand je ne peux pas avoir un bébé, parce qu'une maman, c'est pas, ça a pas à la graine parce qu'on parle de la graine. Je leur ai expliqué l'ovule et tout ça. n'en a pas un tout le temps dans le corps là où les papas Ils ont des graines tout le temps. Les mamans, non? Et que du coup moi, ça me permet de savoir quand il y a un risque, que cette graine elle soit là et que du coup, on puisse faire un bébé. Et quand on ne peut pas, Donc ils savent que. Ça me permet de distinguer ça. Ils Ils savent aussi ça. J'en ai parlé plus tard, mais ils m'ont beaucoup réclamé un petit frère, ou une petite sœur. Donc ils savent aussi qu'on a essayé d'avoir un troisième enfant que ça n'a pas marché. Donc je l'explique avec des mots très simples, pour pas parler de fausses couches de deuil de grossesse ou j'en sais rien, mais que voilà qu'il y a des moments où on peut vouloir. Avoir un bébé. Parfois ça marche parfois ça ne marche pas. Et puis il y a des moments et ça, ils savent très bien qu'aujourd'hui, on ne veut pas avoir un bébé. Donc eux, ça les saoule mais c'est la vérité et que ces techniques qu'on utilise pourquoi le maman elle enfil un thermomètre avant d'aller se coucher, l'enfile au bras. C'est parce que, justement elle veut. S'assurer qu'elle n'aura pas de bébé. Donc ça, ça me permet aussi d'introduire ces notions là de façon très simple de contraception, etc. Mais je relie ça avec le sujet des règles dont je parlais un tout petit peu avant, c'est que j'ai fait en sorte d'expliquer toujours avec des mots très simples que quand une maman a ses règles, enfin une femme me suis leur mère. Donc j'ai une maman, mais c'est une femme. Quand une femme a ses règles, ça veut dire qu'il n'y a pas de bébé dans son corps et qu'en fait les règles, c'est l'évacuation du nid. Qui s'était construit pour accueillir éventuellement un bébé pendant le cycle pendant le mois qui vient de s'écouler et que ça, c'est ça la signification des règles. C'est l'absence de grossesse de bébé. Donc parfois, ma fille, elle m'a déjà dit en voyant que j'avais mes règles. ah Donc ça veut dire que t'as pas pas de bébé. Et bien ouais. Bien vu. Bravo trop forte. Donc, et ça permet si vous voulez de faire des règles, pas juste parce que moi, en fait, je n'arrive pas à me souvenir que j'arrive peut être qu'avec li a un jour, on pourra revenir dans sa mémoire de l'époque pour savoir comment on réfléchissait. J'espère pas mon dieu, ça me fait peur. Bref, peu importe. Je me le souviens plus en fait de ce que je croyais, de ce que je savais à l'époque, mais je ne suis pas sûr que j'étais consciente du lien entre. Mes règles et ma fertilité, je pense même pas du tout d'ailleurs, alors que là je me dis qu'il soit conscient que les règles, c'est un événement physiologique qui veut juste dire que la femme n'est pas enceinte et qu'après ça, repare pour un tour et qu'à chaque fois que les règles reviennent, ça veut dire qu'il n'y a pas de grossesse. Je me dis que c'est quand même déjà vachement bien et peut être même beaucoup plus que plein d'ado, voire d'adultes, qui n'ont même pas à ce niveau là, pas forcément de connaissances et juste qu'ils ne sont jamais vraiment posé la question. Donc ça, c'est un truc que j'explique aussi. Ce lien entre eux. Je ne veux pas papa et maman, et ça y est. Ils sont trop heureux avec vous. On est au top, on ne veut pas d'autres enfants. Donc maman, elle fait des trucs pour savoir quand est ce qu'elle risque d'avoir un enfant ou pas d'enfant pour ne pas faire en sorte que la graine que les deux graines se rencontrent. Et du coup, quand ça, effectivement, il n'y pas pas eu de bébé. Il y a les règles, d'ailleurs par rapport à ça, sur comment on fait les bébés. Il y a peut être des gens qui sont meilleurs que moi. Moi, je ne suis pas une pro non plus, mais j'essaye de l'expliquer de façon très simple en disant que ça implique la graine du papa. La graine de de la maman. Et j'ai déjà verbalisé une sorte de génialité. Quoi? Le truc que ça impliquait quand même les organes génitaux des parents et pas la cigane, la citrouille, l'agence sais rien, mais sans rentrer dans le détail non plus de l'acte sexuel, parce que je pense que ce n'est pas du tout. Ils sont beaucoup trop jeunes, mais ils ont déjà conscience que ça impliquait les parties génitales. Quoi? Et les graines. Le concept de graines oovs spermatozoïdes. Ils connaissent les mots o vus ils connaissent les mots spermatozoïdes. Là aussi par matzo. Ça les fait beaucoup rire. Il aime bien ce mot, mais voilà, on en est resté là. Clairement à ce stade, ils sont trop petits, mais j'essaierai de l'amener. Je verrais comment le moment venu et ça me fait une transition là, je vous disais c'est les trucs en fait dont je parlais dès avant six ans, en fait, et à partir de ma fille. Donc elle a sept ans et demi là, je commence à apporter des nouvelles notions progressivement plus sur cet aspect justement cyclicité et phases Par lesquelles passe une femme au cours du cycle parce que je me dis que c'est hyper important qu'elle comprenne justement ces émotions qui peuvent varier. Donc il y a plein d'images pour parler de ça. Moi, je sais que j'aime bien l'image des saisons parce que ça parle aux enfants le côté là, on est en hiver. ils voient bien qu'on est tous un peu cocoon au coin du feu pour la phase la fin du cycle, l'été, ces moments où tout le monde est dehors. on saute dans la piscine. Pour la phase de l'ovulation, j'essaye d'avoir des soit des petites images, un peu comme ça, très liées aux saisons liées à l'énergie l'énergie dans l'année. Pourquoi il y a des moments ou ou l'énergie de la journée, les anniversaires, les trucs. J'ai de trouver des images pour expliquer qu'une femme, elle a ses variations. Je ne parle pas forcément d'hormones encore mais émotionnelle au cours du cycle et introduire un peu ces infos là. Pourquoi? Parce que je sais que ce que je disais un peu en an, trop. En fait très vite les jeunes filles, dès que les hormones commencent un peu à se mettre en marche, et bien, elles vont ressentir ces fluctuations là et moi, je pense, mais je trouve ça fou qu'on n'en parle pas du tout. Et on connecte pas du tout ces moments de l'adolescence, cette espèce de crise ces espèces de renfermement sur soi, même de rollercoaster émotionnel avec ce qui se passe dans les hormones. Donc je me dis en parler sur moi. Déjà de ce que j'ai moi, ça permettra, après de dire, tu vois là, c'est ta réaction. Ça ressemble un peu à ce que moi j'avais, tu te souviens quand le dimanche, vous all, allez vous faire un sin parce que j'avais juste en envie d'être toute salv. Voilà, encore Encore une fois, je ne sais pas si c'est une bonne idée. L'avenir le dira, mais c'est ma façon à moi de préparer un peu le terrain par rapport à ces à cet aspect hormonal et fluctuations que nous on vit au cours du cycle. Et c'est à cet âge là aussi. Que je commence tout doucement à introduire le concept de glaire Alors attention, pas la glaire pas à la glaire, pas la glaire comme on en parle sur ce compte avec moultes détails et sur l'intérêt pour la survie des spermatozoïdes machin machin, mais plus pour anticiper les pertes blanches, parce que moi ça, je m'en souviens très bien d'avoir. Hyper honte de ces pertes blanches quand j'étais préado Alors qu'en fait, il faut savoir qu'on pense aux premières règles. en se disant C'est ça l'événement majeur dans la vie d'une fille qu a qui la fait rentrer dans la puberté, etc. Mais avant d'avoir ses règles, maintenant que vous savez vous tous comment ça se passe le cycle, il y a toute cette préparation du cycle. Et quand on a ses premières règles, c'est a priori. Pas tout le temps parce qu'il y a pas mal de cycles anovulatoires quand on démarre, mais c'est a priori qu'on a réussi à ovuler et en fait, avant ses premières règles, il y a toute cette préparation du corps qui va aller mettre en maturation des ovules et lancer un peu la machine de tous ces eaux follicules qui étaient en dormance depuis la naissance d'une petite fille. Vous le savez, une fille, elle naît avec son stock de follicules d'ovocytes dans les ovaires qui sont en dormance et au moment de la puberté. Eh bien. Le corps commence à aller recruter dans ces follicules pour faire ovuler et du coup avoir des cycles Donc des ovulations, des règles, des ovulations des règles, et ça jusqu'à la ménopause. Et en fait, avant qu'on ait les premières règles, règles eh, il y a toute cette préparation qui peut prendre du temps. Et c'est là qu'on va avoir beaucoup de pertes blanches. Pertes blanches comme on les appelle à l'époque, mais qui, en fait, est juste de la glaire cervicale. Et comme ça met du temps. À se concrétiser. Et bien on peut avoir des longues périodes de glaire de de glaire de pertes blanches comme ont les femmes qui ont des syndromes, des ovaires polykystiques par exemple, et qui ont des tentatives d'ovulation et le corps qui met du temps à ovuler comme on peut avoir en post-partum quand le corps ne relance pas tout de suite une ovulation parce qu'on allaite ça met du temps et on a ces longs épisodes de glaire. Eh bien, on a la même chose en fait, avant. Les premières règles. Et ça, c'est un truc. Je me dis moi le plus tôt on en parle le plus. On évite cette honte par rapport à ces pertes dans la culotte et le plus vite, on introduit toutes ces notions de ok fine. Ça veut dire que ce n'est pas encore maintenant. Tu n'as pas encore tes premières règles, mais par contre ton corps se prépare commence à ça à sécréter des hormones Qui font que tout doucement ça va vers ça. Moi, je pense que j'aborderai vraiment ces notions là après sur ce que ça veut dire hormonally les œstrogènes ovulations quand, quand ça se présentera, quand ça commencera à voir à se produire là, c'est trop tôt. Ça sert à rien. C'est trop abstrait, mais moi, j'ai déjà, voilà. Je cache pas mes culottes, je les roule pas en boule. J'ai déjà 10 cette notion là à ma fille de les mamans. Elles ont des pertes parfois dans leurs culottes. C'est normal. C'est blanc machin elle n'a pas rebondi plus que ça. Donc je ne suis pas rentré dans un cours théorique, mais voilà pareil. Je le montre très doucement sur moi. Et quand je dirais que ça commence à arriver sur elle, je me dis que ce sera le moment d'expliquer un peu plus ce que ça veut dire ces pertes blanches. Mais ça, c'est un truc. La honte. Qu'on a les jeunes filles par rapport à ces pertes blanches. On ne sait pas du tout à quoi ça correspond. On a l'impression que c'est hyper aléatoire que c'est sale que ça veut dire que mon dieu, mais qu'est ce qui se passe, mon vagin? Il sort des trucs, etc. Alors que si très vite on explique que ben non, c'est les prémices de tes futurs règles. Ça veut dire que ton corps est en train de commencer à sécréter des hormones, à essayer d' uler. C'est pas grave, c'est pas sale. C'est au contraire. Génial. C'est à dire qu'on corps fonctionne. Bois. M'était incroyable ma fille. Tape, je pense qu'on les vivrait bien différemment et on ne serait pas là à mettre nos culottes en boule et à les cacher un peu au fond de la machine, ce que moi je faisais à cette période là pour, surtout pas que ma maman, mon papa, pas les voit, mais que non, en là, ça fait partie de mon corps. Ma mère avait la même chose. Je sais ce que ça veut dire. C'est cool. je pense qu'on a d'autant plus intérêt à préparer un peu toutes ce ces connaissances là. Tôt pas non plus trop tôt, mais quand même assez tôt que la puberté des jeunes filles arrive de plus en plus tôt, on a des jeunes filles qui ont leurs premières règles dès 9 ans maintenant 10 ans, 11 ans. Donc ça arrive tôt. Donc il faut anticiper un petit peu pour ne pas être pris de court et en fait, au delà des pertes blanches, ça se voit avec la poitrine qui commence un petit peu à pousser la pilosité, etc. La transpiration aussi l'odeur de transpiration qu'il n'y avait pas avant les cheveux qui sont peut être plus gras Machin et tout ça, tout ça va un petit peu ensemble. Et peut arriver à peu près deux ans avant les premières règles, cette période, un peu de mise en place progressive du cycle. Moi, je pense que c'est le bon moment aussi pour commencer à armer un petit peu les jeunes filles et pourquoi pas leur faire un petit sac, un petit kit, premieres règles parce que à tout moment, les règles peuvent arriver. Et alors on va peut être pas faire faire de la sympto aux jeunes filles avant même qu'elles aient leur premières règles Donc la première ovulation et les premières règles ont ne va pas forcément les détecter. Quoique il y en a qui pourraient avoir envie, j'en sais rien, mais préparer un petit, un petit sac qu'on met dans leur cartable qu'il y a dans leur chambre, dans les toilettes, à plusieurs endroits, peut-être avec une culotte de règles pour pouvoir, si on se tâche tout de suite changer et mettre une culotte de règles un petit pochon, un truc hermétique pour pouvoir mettre sa culotte sale des kleenex des lingettes, j'en sais rien. Voilà une serviette hygiénique. Des trucs en fait un peu kit de premier secours. Pour que le moment où ça arrive. Et bien, on sache tout de suite quoi faire et on sache, surtout gérer, même peut-être un legging, un truc si on s'est tâchée si on a une tâche sur le pantalon et bien d'avoir un legging, un truc, ça se met tout plat tout petit, ça prend pas trop de place pour pouvoir se changer et anticiper cette arrivée des premières règles. La symptôme Moi on me demande souvent est-ce que tu feras faire de la sympto à ta fille. Je dis mais qu'est-ce que j'en sais, ma fille? Elle a sept ans et demi Je n'en ai aucune idée, mais je pense que. Je la formerai Si elle a envie, je lui donnerai les clés. A minima peut-être quand t'es jeune sur justement la glaire cervicale repérer le sommet le pic de glaire peut-être pas prendre sa température tous les jours et quoique avec un thermomètre connecté, peut-être que je lui achèterais un Tempdrop pour son anniv J'en sais rien pour commencer à suivre le truc après. Voilà, tout dépend de la maturité de la jeune fille. Tout dépend de la confiance qu'elle a en elle. Qu'on a en elle, tout tout dépend où elle en est à quel âge on a ses premiers petits copains, voire ses premiers rapports sexuels. Mon dieu, je ne suis pas du tout prêt de pour penser à ça, mais voilà, il y a un âge pour tout moi, je ne dis pas que la symptothermie c'est une méthode universelle pour toutes les femmes à tous les âges Peut-être qu'il y a des âges où on n'est pas encore assez mature et assez peu. Capable d'imposer ses choix à l'autre parce que quand on fait de la symptothermie, il faut être capable de dire non, mec, pas maintenant ou non, mec, t'as intérêt à avoir un préservatif ou quoi, c'est propre, vraiment à chacune, mais a minima, connaître la méthode, savoir observer son cycle, savoir le suivre sans forcément l'utiliser comme contraception le moment venu, je trouve que c'est un énorme cadeau et ça permet justement de moins avoir tous ces trucs de je me fais prendre de cours par mes règles. Je ne comprends pas mes douleurs. Je ne comprends pas mes fluctuations. Je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas bien machin mais d'être dans une vision un peu plus éclairée de son cycle, et ce dès le plus jeune âge. C'est tout à fait possible dès le plus jeune jeune âge, d'avoir au moins une première clé de lecture de son cycle sans forcément être une, une adepte, une accro une pro de la symptothermie, mais juste. L'utiliser comme ça de base avec une une version un peu allégée, mais qui permet déjà de savoir où on en est et faire ça. Je le disais pour les filles, mais pour les garçons, donner des clés de lecture aux garçons, leur faire ce petit kit peut être que le petit kit que je ferais à ma fille peut être que je serais quasiment le même à mon fils, en fait pour qu'il estait dans son sac pour ses copines. Voilà d'avoir cette petite anticipation de tout ça. Et surtout moi, je trouve ça trop important parler de cet aspect. Émotionnel. C'est un peu mon combat du moment sur la périménopause Peut-être que quand ma fille aura l'âge ça va devenir mon combat sur la puberté, la prépuberté parce qu'en fait, il faut vraiment avoir en tête que le cycle d'une femme, c'est une sorte de cloche et que ça met du temps à se mettre en place et ça met du temps à s'arrêter. Et c'est pour ça que la périménopause On dit que ça peut durer 10 ans. où on a, on va avoir des symptômes de baisse progressive des hormones qui vont entraîner plus de fatigue, plus d'irritabilité, des insomnies, etc. Et en fait, c'est tellement mal diagnostiqué. On ne prend pas au sérieux les femmes qui qui parlent de tout ça. On va leur parler de la crise, de la quarantaine, de du du burn out, du divorce, du machin, et jamais dire, en fait, c'est juste tes hormones qui sont en train progressivement de s'en aller. Et du coup te provoquer ces symptômes là. Et bien, pour les jeunes filles, c'est pareil, sauf que les hormones, elles ne sont pas en train de progressivement de s'en aller. Elles sont en train progressivement de s'installer. Et en fait, ça a un impact, mais énorme et moi, depuis que je travaille sur tous ces sujets, là que je lis plein de choses que je suis, je baigne là dedans. Je vous dis, j'ai une lecture des ados. Tellement différente Ils sont pas teubés En fait, ils sont juste complètement brainfuckés Je sais pas comment dire par leurs hormones, c'est énorme. En fait, la vague qu'on se prend d'un coup, on était une petite personne sans aucune fluctuation hormonale. Et d'un coup, on se prend des shoots d'oestrogènes de testostérone, de progestérone on a pas vu le truc venir le corps. Il ne sait pas gérer C'est dans des quantités beaucoup plus importantes parce que le corps n'est pas encore bien installé. Et les cycles font un peu n'importe quoi. Et ça quand on voit ce que nous on vit en SPM, ce que nous on vit parfois en postpartum quand on la la chute d'hormones et bien, on se dit, mais les ados, en fait, ce n'est pas rien du tout ce qu'elles vivent et ce qu'ils vivent aussi les garçons. Et donc vraiment d'avoir une éducation, une conscience de tout ça pour que eux, mêmes vis à vis d'eux mêmes, soient plus tolérants, soient plus bienveillants, soient plus à l'écoute et que les autres, moi, en tant que mère et mon mec en tant que père, peu importe, on ait peut-être plus indulgence par rapport à ça en se disant, ok. C'est pas elle, c'est ses hormones. C'est la phrase que je dis toujours que j'ai un sticker. Si on nos sticker s'émanciper, c'est ça, c'est le, c'est pas moi. C'est mes hormones. Et bien, je pense que c'est d'autant plus vrai à l'adolescence ou en plus, on n'a pas conscience de ce que c'est. Et si on ne l'explique pas, on a l'impression de devenir une autre personne. Donc ça, c'est vraiment le truc. Moi, je trouve. Hyper important, c'est de communiquer là dessus et après, surtout l'aspect plus mécanique. Effectivement, bien sûr, des règles de tout ça vient les seins, les pertes blanches, les machins hyper importants, mais pas que ce n'est pas que mécanique. Le site des femmes et les règles, c'est aussi tout ça, tout ce package hormonal émotionnel physiologique que je pense qu'on peut commencer à transmettre par étape dès le plus jeune âge. Voilà, je pense que je vous ai tout dit, l'idée cl, c'est vraiment ça de. Faire entrer les choses dans l'inconscient, de sortir tous les concepts de honte, de tabou. D'inconnu, c'est dire que parler de ces sujets dès le plus jeune âge, ce n'est pas ni leur voler leur insouciance ni aller sur des sujets qui ne sont pas de leur âge. Parce qu'encore une fois moi, j'utilise des mots très simples et je ne parle pas de sexualité. Je ne parle pas de truc go. Voilà, on reste hyper soft, mais distillé. Planter des petites graines qui écloront le moment venu ou peut être qu'un jour, ma fille, elle va avoir départements dans sa culotte et elle va se dire ah ouais, tiens, ça me rappelle un truc de il y a quelques années, on m'avait dit machin et que d'un coup, elle acceptera la chose beaucoup plus facilement. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Il y en a plein parmi vous qui qui sont beaucoup plus avancés que moi parce qu'ils y ont déjà des ados et qui auront. Plein de trucs à nous partager. Et encore une fois, j'ai toute l'humilité que je peux dans cet épisode parce que je vous parle de choses que j'ai commencé à faire, mais déjà qui ne sont que de moi, mais ou j'ai encore plein d'étapes par lesquelles je ne suis pas passé. Donc on est dans de la projection. Donc si vous avez des conseils, des trucs à partager, vraiment, venez le faire sur Instagram, sous l'épisode, etc. Et puis si vous avez d'autres sujets comme ça, dans ce style qu'on peut aborder, dites le moi et je vous remercie. Du fond du cœur d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout comme dame, n'hésitez pas à vous abonner. N'hésitez pas à laisser un commentaire ou une note et je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode et je vous embrasse. Émanciper émanciper émanciper que.