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Se réunir et (re)construire, rencontre avec Fossile Futur

Morgane Jouvencel Season 2 Episode 1

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Une maison immense, un terrain, une grange, et quatorze amis·es·x. Pour ce premier épisode spécial, je retrouve à Meymac quatre membres de Fossile Futur (Sarah Melene, Zelda Lizère, Léa Chaumel et Simon Dubedat) pour comprendre comment leur collectif fonctionne.

On y parle rénovation, care, pratiques collectives et réalités financières.

“Fossile Futur est un espace collectif incarné par une maison, un lieu où se construisent des projets partagés, des savoir-faire communs et des expériences collectives.
Notre pratique se déploie à géométrie variable : certains projets rassemblent quatorze voix, d’autres naissent à trois. La participation n’est jamais une contrainte, mais un mouvement libre qui respecte les rythmes de chacun·e.
Nous travaillons comme on habite notre maison : en partageant les espaces, les outils et les imaginaires, en laissant circuler idées et expériences. Fossile Futur n’est pas un style précis, mais une dynamique, une recherche vivante où l’expérimentation, le dialogue et la co-présence sont au cœur du processus créatif.
Nous développons des environnements immersifs qui invitent à l’expérience partagée. La narration, la scénographie et le jeu d'échelle occupent une place centrale : nos créations deviennent des espaces à habiter, à parcourir, à expérimenter, et visent à rendre visible ce qui nous relie.
Notre processus repose sur la rencontre des gestes et des savoir-faire. Nous combinons glanage, récupération et fabrication pour créer des formes collectives où chaque membre apporte son regard, son intention et sa technique, faisant du processus lui-même un espace d’apprentissage partagé.”


Si tu cherches des idées pour monter un collectif d’artistes, un lieu partagé, une résidence artistique informelle ou simplement une façon plus humaine de travailler, j'espère que cet épisode t'apportera quelques pistes.

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@fossile.futur

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Les ref :

FRAC MECA - Bordeaux

CIAP - Vassivière

Future off - Angoulême

Revue Insert

Fête Commune

DRAC

Le coeur sur la table

La Tyrannie de l'absence de structure - Jo Freeman

Happyend - Neo Sora

Intro

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Bonjour

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et bienvenue dans 100 titres 404, un podcast qui donne la parole aux jeunes travailleuses de l'art. Ici, on explore les pratiques, les thématiques et les réalités du milieu à travers des échanges sincères et décomplexés. L'idée, c'est de partager des expériences et d'essayer de répondre aux questions qu'on se pose tous pour rendre ce monde un petit peu moins opaque. Je m'appelle Morgane Jouancel et je suis très contente de vous retrouver pour cette nouvelle saison qui débute avec le premier épisode spécial du podcast. Ça faisait quelques temps que je voulais faire cet épisode et c'est en janvier 2026 que j'ai pu me rendre sur mes Macs pour discuter avec quatre membres du collectif Fossil Futur. Je vous laisse découvrir ce moment passé en compagnie de Sarah Mélène, Zelda Lyser, Léa Chomel et Simon Dubeda et je vous souhaite une très bonne écoute.

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Visite des locaux avec Sarah Melene

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c'est le premier atelier il y a l'atelier de céramique avec le four. On a l'atelier édition avec l'imprimante 3D. Mais du coup, l'atelier édition, on va avoir deux machines qui vont arriver. Du coup, le massico électrique et le relu RP curé à cheval. Et on a tout ce qui va être stock de tissus. Et à terme, il faut qu'on fasse des plans parce que tout a un peu bougé cet été. Donc, il faut qu'on finisse les plans. Mais du coup, on aimerait bien pouvoir faire en sorte de trouver une manière de faire tout ce qui va être petit truc textile. Donc, machine à coude sur jeteuse max. Mais c'est pour pouvoir quand même avoir un truc qui puisse être fait et avoir tout centralisé au même endroit. Les stocks papiers et tout. La salle de ici, c'est la bibli. Bibli, salle de réunion. Mon matos que j'ai pas rangé. À terme, on aimerait bien, vu qu'il y a une porte ici, faire en sorte que cette salle devienne accessible à tout un chacun, à mes macs qui souhaitent se faire des réus. On a aussi la petite fanzinothèque qui est juste là. Tout a été classifié. Alors j'espère que je vais pas dire de conneries. Plus on va par là, plus on est dans l'image, plus on va par là, plus on est dans la théorie. Plus on va là, et c'est je me souviens plus. Plus on va en haut, je ne sais plus ce que c'est, plus on va en bas. Mais c'est une technique de rangement d'une bibliothèque qui est assez connue, qui sort un peu de ce qu'on a l'habitude. On a, disons, militants et culture. Grosso modo. Et du coup, en règle générale, c'est on se réunit quand on fait des réus et tout, mais là, il fait un peu froid. C'est cool, le salon quand c'est

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dispo. C'est qu'en fait, la bibliothèque, elle est aussi constituée par les bibliothèques perso. Oui, c'est tous nos

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livres. Dans les placards, il y a même un truc un peu plus jeunesse, avec des mangas. Ce genre de choses. Bon, après, la cave, c'est une cave... Elle est assez grande, mais bon, c'est du stockage principalement. Notre ancien poêle qu'il faut qu'on utilise ailleurs. Chambre de fermentation. Oui, aussi, oui. Chambre de

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fermentation

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C'est bon, elle se prononce pour faire du musée, plutôt. Oh, waouh Zelda a fait ça en ce moment. Toilette numéro une. On arrive sur le premier étage. Donc ici, ça va être l'appartement. plutôt vie dans le sens ça c'est le dortoir donc en ce moment il y a nobody on a un peu tout fabriqué bas il y a des couettes tout ça c'est ici qu'on loge les gens peut-être vous qui sait ce sera avec des petits rangements à roulettes en dessous chaque lit chambre de Simon ma chambre chambre de Lucie donc les trois personnes qui vivent et ici c'est la salle de bain qui fait aussi toilette et en fait c'est tout nouveau parce qu'avant la salle de bain était de l'autre côté de la maison on l'a bougé cet été parce qu'on a eu une grosse fuite avec des champignons super on a eu peur que ce soit la période Ce n'était pas le cas. Mais du coup, on a eu tellement peur qu'on a dit OK, on détruit la salle de

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bain.

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Deuxième atelier, bureau individuel et peinture. Parce qu'on est plusieurs à avoir une pratique de la peinture au sein de Fossil Futur. Tu vois, Simon, il fait ses vitraux aussi ici. Peu importe. L'idée, c'était de retrouver un peu une ambiance... Beaux-arts de... Beaux-arts de... Des ateliers collectifs, quoi. Parce que même si on va bientôt ramonner et mettre un poil ici et ça va être excellent. Parce que là, on se les caille complètement. Ici, il y avait la chambre des pensionnats. et ça c'était l'atelier et c'était l'atelier textile et peinture en fait on a tout bougé cet été on est repassé sur du gros oeuvre ça faisait deux ans on était un peu plus sur du enfin j'allais dire sur vie mais tranquille mais en mode du faut faire les choses pour que ça soit propre que ce soit clean enfin qu'il y a un truc un peu ça y est bon on se débarquait on est en train de refaire le mur de la cuisine mais la cuisine elle est toute nickel la salle de bain aussi on peut vivre en dehors du froid de manière très confortable ici et du coup ça y est on est repassé sur du gros oeuvre de maintenant faut refaire les ateliers genre ce mur on l'avait refait en 2021 mais en fait les choses avancent petit à petit moi je suis carrément au haut de la grange parce que je fais 4 gros formes en même temps je suis en mode combi de ski franchement ça tient hyper chaud et c'est trop bien et il y a vraiment un autre truc aussi moi je suis en mode tant que mes pieds ne se refroidissent pas ça va et mes mains j'essaie de faire un jour sur deux l'atelier il y a un jour je sais que je vais avoir froid et je me mets en mode atelier atelier atelier et le lendemain je me récompense en faisant moi j'ai une pratique Je fais pas mal de montage vidéo. Je fais plutôt du montage. Je fais plutôt de l'administratif. Je regarde la météo et je calme les ateliers en fonction des pics de froid. Ici, c'était l'ancienne salle de bain qu'on a tout pété. C'est parce qu'il n'y a pas de plancher parce qu'on a fait le traitement antifongique. On a refait le mur. Ici, ça sera la nouvelle chambre des pensionnaires. Les travaux, on les fait en mars. Il y aura un tout petit coin buanderie dans le coin ici et la chambre des pensionnaires. Ici, c'était une ancienne chambre. C'était la chambre de Victor, mais avec l'ouverture du... Lui, il est allergique à la poussière. Et vu qu'on a tout pété cet été, genre, en fait, sa chambre, elle s'est retrouvée dans un truc de poussière. Enfin, il était en mode, c'est pas possible, quoi. Donc, il a déménagé dans une coloc, là, près d'ici. Enfin, près d'ici. Ah, mais Mac, il vit avec Zelda et Adrien. Du coup, à terme, là, on hésite encore, en fait. Quitte à foutre, on détruit aussi cet endroit pour faire le grand plateau. Et on remonte des cloisons, aussi. On essaye de garder ces cloisons déjà préexistantes. La question reste en suspens pour l'instant. Il y a des

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gens dans le collectif qui, de base, avaient des... notion de BTP et tout ça ou c'est vraiment après sur le

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tas

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Mais même ce qui est hyper drôle c'est qu'on a un voisin qui est tailleur de pierre et maçon et genre c'était deux ans après le début des travaux et tout enfin du coup 2023 un truc comme ça et je sais pas il passe tu vois un chantier il fait putain pour une fois vous taffez bien tu sais on le regarde tout ça en mode mais comment ça pour une fois il était bah oui quand même vous taffiez vraiment n'importe comment en début en fait on était en mode ah ouais ok ok mais genre mais tu sais des trucs de cons genre dans le dortoir Par exemple, on arrive, on se dit « Ok, il faut casser les murs en ciment pour faire respirer la maison. » Parce que l'idée, c'était ça. C'était faire sécher la maison qui avait quand même pris un peu d'humidité depuis toutes ces années et qu'elle redevienne saine, qu'elle respire. Il y avait du lino avec du contreplaqué. On a tout refait. Et genre, premier mur qu'on détruit en pensant que c'est du ciment et tout, ce fameux voisin Charles, que vraiment on aime beaucoup, qui nous aide de temps en temps, passe, il fait « C'est con, c'était le seul mur en chaud de la maison. » On a détruit un truc qu'on a refaire derrière. On était là, mais putain, on est des bolosses C'est en apprenant aussi. C'est par exemple le placo dans le dortoir. Non mais c'est ça aussi. Genre, c'est un sketch. C'est un sketch. Il fallait bien qu'on commence quelque part. En fait, c'est juste, c'est moche. Mais après, c'est un truc isolant et tout. La chambre de Simon, elle a été refaite de A à Z en placo. Elle est impeccable. C'est un pote qui est plaquiste qui est venu. Il était en mode, non, non, là, c'est n'importe quoi ce que vous avez fait. Genre, refaites tout. On était là, OK, OK, on a tout fait. Plus on monte dans les étages, On s'est refait, c'est aussi un peu ça. Ça, ça a été un autre gros chantier de cet été. Donc là, on monte au grenier. Le grenier, si tu veux, le plancher, c'était ça. Et en fait, on a tout déplanché. On a remis à niveau parce qu'il y avait... Ça a banané comme ça et comme ça, genre sur 40 centimètres. On a tout remis à niveau, isolé, remis à plancher. Bon, c'est quand même un peu con parce qu'on avait un bois massif et machin, mais juste les planches, elles sont trop abîmées. C'est en cours d'aménagement, comme voilà. Mais du coup, ça va être beaucoup de stockage. Par exemple, là, on a tout notre matos RDR, les cantines. On n'a jamais fait de free, mais on on organise des soirées, parce qu'il y a des boîtes de nuit autogérées dans le coin, c'est excellent, une petite maison dans la forêt juste tu peux mettre du son, il y a un bar, tu te démerdes, et c'est vraiment pas cher à la location, donc c'est marrant. Moi je suis référente VHSS, on essaye de régulièrement faire des espèces de petits colloques entre nous, de réflexions sur la question des auteurs et autrices de violences, qu'est-ce qu'on en fait, surtout dans les milieux ruraux, on n'a pas de réponse encore, mais en tout cas on y réfléchit, on essaye de se faire des moments de réunion sur 2-3 jours, en mode des petits chantiers. Mais du coup, bref, ici, à terme, ça sera salle de projection et surtout moyen et gros textiles. C'est-à-dire que moi, je fais du tufting aussi et Lucie a fait du tissage. Elle transforme la laine depuis la laine de mouton et tout, elle file et tout. L'idée, c'est qu'à terme, ici, ce soit ciné et gros œuvres textiles, disons. On a une tricoteuse aussi qui est en bas que je suis en train de restaurer parce que je ne sais pas faire, mais je trouve ça trop stylé, donc j'ai envie de la restaurer et qu'elle soit là. Les espaces ne sont pas encore. On aimerait bien passer tout ce stockage-là de l'autre côté. Du coup, de l'autre côté... rien encore refait mais juste on a tout clean parce qu'avant c'était plein de laine de verre dégueulasse. Vous faites vu qu'on a pas mal détruit d'endroits, par exemple il y a tout l'atelier sérigraphie qui est rangé ici pour l'instant avec l'incelleuse et tout. Donc pour l'instant c'est le petit studio photo avec le chauffe-eau qui a eu froid cet hiver. Bon après je dis c'est des projections et les choses sont pas fixes mais du coup à terme on se disait de pouvoir monter le dortoir ici, faire en sorte que vraiment tout ce côté de la maison, en fait c'est genre cuisine, salle à manger, dortoir, chambre, salle de bain et en dessous faire de l'eau. de chambre dans le dortoir. Il y a vraiment du coup les ateliers de ce côté-là de la maison et que ce soit le truc de vie ici pour que le chauffage ça soit plus simple. D'où le fait

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d'avoir la porte fonctionnelle

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là-bas pour que ça... Ok. Ouais, ça fait la diff de fou au niveau de la température, c'est assez zinzin en vrai. Voilà, et du coup ça c'est la maison et puis après on va aller dans la grange là-derrière. Je suis méga impressionnée du bâtiment. T'as vu la charpente comme elle est ouf Mais oui On dirait le dessous d'un bateau. Et bien ça s'appelle une charpente en coque de bateau renversée. Il n'y a pas empête de métal, c'est que du truc en bois genre ça c'est un délire sauf tous les petits trucs qu'on voit de métal c'est les tuiles qui sont fixées le jour on aura l'argent de refaire le toit on va isoler au toit et du coup il y a moyen que ça disparaisse mais on n'a pas le choix si on veut avoir chaud un jour on mange l'été ça c'est la panty on l'a fait en 2022 pour l'instant c'est stockage bois on a sorti derrière le bois on fait sortir une sortie d'eau en fait à terme on aimerait bien avoir un espace pas de cuisine extérieure mais de point d'eau extérieure Parce que pour l'instant, les points d'eau, c'est genre la cuisine et les salles de bain. Donc, c'est un peu chiant. Ah oui, il n'y en a pas dans les ateliers. Et puis même pour pouvoir commencer à faire tout ce qui est bac pour la peinture et tout. Pour éviter de foutre du plastoc dégueulasse, faire les bacs de décantation. Oui, de fou. Même pour la céramique et les émeaux, c'est essentiel. Du coup, on aimerait bien faire ça ici à terme. Alors la grange, c'est construction plus largement. On commence à avoir pas mal de matos bois surtout. Pour le métal, on a de quoi bidouiller très correctement. On n'est pas suréquipés. On n'a rien pour faire de la chaudronnerie ni rien. Le stockage là. Et là, sinon, il fait sécher parce qu'il a fait des vitraux pour la porte devant la cuisine. Là, tu as le petit spot un peu voiture, répas, vélo et tout parce que c'est important ici. Est-ce que vous avez peur de monter aux échelles Du tout. Elle gigote, mais c'est normal. Elle est vraiment très solide. Moi, je travaille là-haut, donc je fais ça tout le temps. Dernier espace, Là, c'est le dessus de la grange, c'est du coup rack peinture et stockage d'œuvres. Stylé. Ici, on a refait le plancher et les murs. De ce côté-là. Et là, pas encore. Mais pour l'instant, vu que c'est du stockage, je pense qu'on va laisser comme ça parce que ce n'est pas trop grave. En fait, c'est juste qu'on veut s'assurer que les grosses traverses en bois soient bien fixées dans la pierre et que ça ne soit pas effrité. Parce que c'était le cas quand même sur certaines qu'on a refaire. On a bien cintré avec des grosses vis. Et en fait, les accroches, elles étaient qui était quand même très, très solide. Et on a juste refait, tu vois, le linteau au-dessus de la porte. Je crois que ça s'était dit un linteau. Une espèce d'énorme pierre, mais qui s'était fissurée. On a demandé à notre fameux voisin Charles de nous refaire ça, quoi. Et pareil, il y a des endroits où, au niveau de la salle de bain, il y avait des espèces de traverses en bois comme as dans le mur, qui étaient complètement pourritos. Et donc ça, pareil, en fait, ce qu'on a fait, c'est qu'on a gratté le bois pourri, on a mis des pierres à la place. Apparemment, ça se fait. Et là, c'est tout ce qui va être hors format. Vu que moi, en ce moment, je fais ma série de quatre... 180 par 180. C'est cool d'avoir la possibilité de pouvoir les taffer en même temps et de les faire avancer, quoi. Mais donc, là, en fait, tu vois, c'est les affaires à Lucie qui n'ont pas encore tout remis dans les ateliers. On est encore... Enfin, il y a toujours un peu des mouvements de...

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Plein de chantiers de partout. Tu m'étonnes que ce soit un constant mouvement,

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quoi. Bah ouais, et puis qu'en fait, on s'est mis des tirs septembre-octobre, là, un peu, pour remettre bien... Parce que là, en fait, les ateliers du haut, là, peinture et tout, c'est que depuis début novembre qu'on les a comme ça. Parce qu'ils étaient... Enfin, en fait, on avait juste fait les travaux et après, on avait chacun... On était repartis faire ses trucs. Donc en octobre, on s'est remis une belle déter. Là, on a refait tous les racks. Là, ça date d'octobre. Là, c'est tout récent. Parfois, on se met des méga déter et à prendre en mode, là, en fait, il faut qu'on taffe. Moi, j'ai un projet d'expo qui arrive au printemps. Il faut que je charbonne. Le man, il veut que des nouvelles peintures. Du coup, j'en m'adapte. Super. Cool. Il faut que parfois, on revienne à nos

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trucs individuels. Surtout, si vous ne pouvez pas avoir de la thune pour vous rémunérer pour juste faire les chantiers, c'est mort.

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Voilà, voilà. Ma petite maison. Franchement, bravo à vous. C'est pas que nous. C'est tous les gens qui traversent cet espace aussi, franchement. À la fois, ça fait qu'il y a des temps beaucoup plus longs de dialogue et de blabla et de machin, mais à la fois, ça fait aussi qu'on peut grave se reposer les uns sur les autres. Tu vois, la Nina, une copine du collectif, elle a vécu ici pendant deux ans, et en fait, elle en avait marre de galérer en tant que graphiste indépendante, donc en fait, là, elle a été prise à l'école de la librairie à Paris, donc elle est en train de faire ses études en alternance dans une librairie et je sais pas quoi, et du coup, elle s'est cassée, tu vois, et là, elle a pas une seconde à mettre de temps dans le collectif, mais ça ne l'empêche pas de pouvoir répondre à ses envies individuelles professionnelles. Moi, je me suis installée ici en mars dernier. Jusqu'alors, j'étais encore en métropole parce que j'avais le sentiment que vis-à-vis de ma pratique plastique, c'était important que je consolide les relations pro que j'avais mises en place pendant mes études. Moi, je capte. Du coup, il y a ce truc-là de ça nous permet quand même individuellement de faire un peu ce qu'on veut et pas de se sentir bloquée en mode « putain, là, si je pars, le projet, il en pose et on va peut-être se mettre un truc de tu sais parfois plus tu fais les choses plus le mouvement il se met en place et du coup les choses roulent toutes seules et c'est trop bien alors que parfois redémarrer une activité ou il faut avoir des gros muscles c'est quand même trop cool d'être plein pour se reposer les uns sur les autres et quand on dit qu'on est 14 genre il y en a 2 sur les 14 on les voit mais jamais ils étaient au moment du début de ouf en fait professionnellement ils ont eu d'autres opportunités qui les met dans l'incapacité de pouvoir être ici ou de mettre du temps dans l'assaut et c'est d'accord et ils feront toujours partie de Fossil Futur

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tu vois parce que c'est des ça annule pas le projet

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l'idée c'est même on s'en veut pas c'est pas en mode putain il a pas mis du temps alors que nous putain on se la donne si les gens veulent partir c'est toujours ok si c'est des envies individuelles si les gens partent c'est parce qu'ils ont le seum ou parce qu'il y a de la rancœur c'est pas bon pour réussir à s'apaiser individuellement et parfois c'est pas facile parce que parfois ton cœur il t'appelle ailleurs mais c'est trop bien ici ce qui se passe c'est une émulsion qui est hyper chouette, mais en fait, parfois, c'est important de faire ses trucs aussi pour pas avoir le seum plus tard, quoi. Donc c'est quand même cool d'être 14, quoi. Et puis qu'en plus, on est tous dans la même galère d'artistes-auteurs précaires de fous, quoi. C'est des choix de vie, certes, mais ça reste hyper précarisant comme boulot et que c'est difficile de commencer à s'en vouloir parce que Bidule, elle a décidé tout à fait d'avoir un salaire, tu vois. Genre, ça serait trop nul. Chacun gère aussi ses dispos et ses envies et ses déterres comme il ou elle le peu aussi quoi. Et puis pouvoir se plaindre à des gens qui comprennent aussi, être en mode, mon truc de résine il a explosé, machin, et des gens qui sont en mode, oui, et alors

Discussion avec Sarah, Léa, Zelda et Simon

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Bonjour, du coup moi je m'appelle Sarah Mélène, je suis artiste plasticienne et je fais partie du collectif Fossil Futur depuis sa création en

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2021. Bonjour, c'est Zelda Lisère, je suis céramiste slash artiste plasticienne dans Fossil Futur depuis le début aussi. Je travaille autour de formes un peu anciennes. autour de la

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fantaisie. Bonjour, c'est Léa Chaumel. Je fais de la bande dessinée. Et j'ai été étudiante au Beaux-Arts de Toulouse de 2016 à 2021. Et c'est que j'ai intégré aussi Fossil Futur. Maintenant, je suis basée à Memac. Pareil que Fossil Futur. Je fais principalement de la bande dessinée sur Instagram pour l'instant.

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Moi, c'est Simon. J'ai fait une formation des Beaux-Arts au Toulouse, comme les autres. Et je suis plus designer, on va dire. Et je faisais, je fais toujours des outils et des prototypes au col pour faciliter la communication et l'organisation en collectif, dans l'optique du collectif et de vivre dans cette maison. Et après, sinon, j'ai plus des activités artisanales au quotidien.

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Dans le

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collectif, grosso modo, il y a combien

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de personnes

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en tout Il y a plein de strates d'implication. Dans le collectif, il y a ce qu'on appelle les voisins-voisines, qui en fait ont une part aussi d'activités hyper présentes. Mais après, ce qu'on appelle nous, le noyau dur. À la base, on était 11, et là, le collectif s'est agrandi depuis peu, on est 14 maintenant.

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Et on avait des fini qu'il y avait trois groupes différents. Il y a le groupe SCI, qui sont les onze, on va dire, fondateuristes du début de l'assaut, et qui font aussi partie de la SCI, qui a acheté les murs de la maison. Il y a le groupe de l'association qui est noyau dur, celui dont vient de parler Sarah, avec 14 personnes. Et il y a un troisième groupe, qu'on appelle plutôt le groupe habitant-habitante. C'est pour les gens qui habitent ici parce que le collectif est là, mais sans faire partie du collectif. Et ça, ça concerne quelques personnes en plus. Ça varie chaque année, des gens qui s'installent, d'autres qui s'en vont. Mais en ce moment, je dirais que ça concerne personnes, si je ne me trompe pas. Et c'est aussi dans ce groupe habitant-habitante, il y a aussi les personnes qui vivent à la maison au moment elles y vivent, par exemple en pensionnat ou autre. Et ça, ça a de l'importance parce qu'il y a certaines décisions qui sont prises par la SCI, certaines décisions prises par le non-yodure et certaines décisions prises par le groupe habitant-habitante.

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Ce système de

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fonctionnement, il était en place dès le début ou ça s'est construit au fur et à mesure On a tout construit au fur et à mesure. Simon, il avait fait quand même un bon travail de prospection pendant son master et Léa aussi, parce qu'en fait, Vos deux masters concernaient notamment le développement de cette pratique collective qui est la Maison Facile Futur, disons. Et après, c'est aussi le fait d'expérimenter les choses sur place et de voir comment elles évoluent. Il y a un petit graphique dont on parle quand on fait des conférences, dont tu parles assez bien. Trouver le problème, essayer des outils et voir si les outils fonctionnent ou s'ils ne créent pas d'autres problèmes. Et essayer de constamment faire

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mieux. Et puis, il y a aussi un truc de... que c'est des problèmes qui sont arrivés aussi avec le temps, au fur et à mesure il y avait plus de gens qui s'installaient ici, parce qu'au tout début, il n'y avait que quatre personnes, deux, qui habitaient quand il y avait encore des gens qui étaient à l'école, des gens qui n'étaient pas encore installés. Et en fait, petit à petit, du coup, il y a des gens qui sont arrivés, des gens qui ne faisaient pas forcément partie du collectif à la base. Et du coup, c'est à ces moments-là les choses se sont un peu structurées grossièrement un peu d'elles-mêmes. Et après, on a formalisé les choses pour que ce soit clair pour nous et pour autres.

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De quoi c'est parti et aujourd'hui qu'est-ce que c'est pour vous Fossil Futur

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Mon premier souvenir c'est que c'était une conversation en Facebook qui s'appelait acheter un château en Espagne. Je crois que c'était vraiment Baptiste qui cherchait, qui regardait des trucs immobiliers à acheter en Espagne en se disant envie d'aller faire un truc ensemble qui veut être de l'aventure et en fait petit à petit ça a switché vers un peu autre chose.

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Moi je sais que j'étais pas dans la conversation acheter un château en Espagne, ni dans les tout débuts exactement, mais j'ai rejoint un peu le projet quand même très très tôt, parce que comment moi je le voyais, c'était un peu qu'on allait bientôt être à la fin de notre scolarité au Beaux-Arts, que j'adorais partager un atelier avec des gens qui n'ont pas forcément la même pratique que la mienne, mais travailler à côté les uns des autres, et j'avais peur que ça se termine parce que c'est pas trop possible après, je trouve que c'est un peu isolant d'être un artiste à la sortie des Beaux-Arts, si t'as pas l'argent pour en atelier ou quoi. Moi, comment je l'ai projeté dans Fossil Futur, c'était on va trouver un lieu et on va refaire ces ateliers qu'on avait à l'ISDAT mais chez nous et entre nous. Moi, je me sens que c'était ça qui me donnait trop trop envie. Je voulais pas vous

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perdre. Après, comme point de départ, on parle souvent aussi de l'habitation de l'école qui a eu lieu l'année d'avant, je dirais, quand on commence à parler de collectif. C'était pendant le mouvement des Gilets jaunes. C'était la première habitation parce qu'il y en a eu d'autres après, mais la première, ce qui a duré deux semaines, c'est pour beaucoup, pour moi et pour d'autres aussi du collectif, le premier moment vraiment d'organisation collective et de vie collective aussi, parce qu'on mangeait, on dormait et on travaillait dans l'école toute la journée, on n'en sortait pas beaucoup. C'est ça qui a, pour moi en tout cas, m'a montré que c'était possible, que ça marchait et qu'on arrivait à faire plein de choses en fonctionnant collectivement et qui a donné l'envie de poursuivre ça aussi après.

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Entre

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ce que c'était à l'origine et ce que c'est maintenant L'idée de base de ce que moi je m'en faisais en tout cas, et on en est, ça reste assez sur la même ligne rouge, disons. Il y a quand même cette idée de faire du commun, lier culture et ancrage de telle que manière qu'elle soit faite. Ouais, beaucoup de soins et beaucoup d'amitié, quoi. Là-dessus, je pense que ce soit début ou maintenant, c'est toujours la même chose. Après, vis-à-vis de l'ampleur que ça prend, je pense qu'on ne se rend pas forcément compte, et c'est pas plus mal, parce qu'on a la même marque, en fait. Nous, l'action qu'on a, on est en train de rénover une baraque et on fait des choses dedans. mais ça reste assez simple et assez humain comme manière de fonctionner. On ne touche pas encore des milliers d'euros. Je ne sais pas si ça arrivera à Jean, mais... Mais en fait, c'est pas si palpable que ça. Et palpable, c'est plus de se dire, ah tiens, le FRAC nous contacte pour faire une expo chez eux, alors qu'on n'a jamais proposé de production contemporaine collective. Quite fun, quoi. Mais à part ça, sinon, c'est... Moi, je trouve que ça restait un peu dans... la même lignée, qu'on n'a pas

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trouvé. Il y a eu des parties qui ont été un peu laissées de côté, mais par exemple l'accueil du public, la partie événementielle dans la maison, qui était un peu importante au début, mais qu'on a été obligés d'arrêter à cause de problèmes avec la mairie, de problèmes de mise aux normes, etc. Petit à petit, la maison, les espaces, ils ont connu une vie aussi, ils sont passés par plein d'étapes différentes et peut-être c'est plus ça que la maison est en train de se cristaller dans un truc qui a l'air plus pérenne que ce qu'il avait été avant.

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En même temps, quand on est arrivés, c'était un urbex, la maison. La maison, elle n'était pas habitée depuis un peu plus de 20 ans, quelque chose comme ça. Après, en soi, elle était quand même assez bien préservée. Mais c'était un délire, quoi. Au niveau de la crasse accumulée par les années, il y avait des cadavres d'animaux et tout.

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Bienvenue chez soi.

SPEAKER_02

Ouais, grave. Mais du coup, il y avait un truc un peu aventure, quoi. Le premier soir qu'on est arrivés, c'était un peu

SPEAKER_04

zinzin.

Le début de Fossile Futur

SPEAKER_04

Est-ce qu'il y a vraiment un moment clé de... Bon, ben là, on concrétise, on se lance, et c'est pas en Espagne, mais c'est sur le

SPEAKER_03

plateau. Le collectif a pas toujours été relié à cette maison en particulier et à une maison en particulier, en fait, au début, quand on était encore tous aux Beaux-Arts. On faisait des réunions qui étaient de plus en plus sérieuses. J'avais l'impression qu'il y avait encore plus de monde que ce qu'on est maintenant, mais on commençait à dire nos envies, etc., et à faire des actions, comme, je sais plus, à un moment, on a fait de la bière. On a commencé à faire de la bière. Bref, et du coup, ça, c'était vraiment au début. Et ensuite, il y a eu des visites de lieux, de colonies de vacances, à racheter, etc., des choses à racheter. Et au final, c'est tombé sur cette maison.

SPEAKER_01

Pour moi, je dirais que le vrai commencement, c'était quand même le jour on nous a dit « Vous pouvez avoir cette maison et vous pouvez y aller dès maintenant. On verra plus tard si vous l'achetez, etc. » Moi, je mettrais le point de départ à ce moment-là, du coup, tout d'un coup, c'était réel et ça arrivait, quoi.

SPEAKER_02

Oui, en fait, je sais que 2018 ou 2019, quand on a créé l'association, on était aussi un peu dans l'urgence de se dire, créons l'asso, parce que vu qu'il faut plus ou moins deux ans d'existence pour une asso pour toucher des subs, en fait, ça ne sera jamais perdu de la créer maintenant et de commencer à se réunir pour y voir plus clair des envies de chacun, chacune. En fait, c'est vrai qu'on a eu du mal, je pense, à cristalliser quelque chose. Est-ce que c'est vraiment cristallisé maintenant Je ne sais pas, mais en tout cas, avant d'avoir la maison, mais c'est vrai qu'en soi, ça existait depuis déjà 2018-2019. On avait le

SPEAKER_03

nom, la chanson à partir du moment on a eu le nom pour moi ça a vraiment existé dans ma tête à ce moment et certes je me suis plus projetée une fois que la maison était parce que c'était plus simple il y avait quelque chose de tangible mais quand même pour moi ça existait avant et les réunions elles étaient quand même et il y a des traces de ces réunions d'ailleurs avant d'avoir la maison et on a quand même mis des bases un peu intéressantes qui ont servi plus tard donc moi je le place quand même à ce moment

SPEAKER_02

hyper mêlée à ça il y a le fait qu'on soit tous quand même amis avant quoi que ce soit quoi avec différents niveaux d'intensité il y avait eu des colloques entre les gens il y avait eu des couples il y avait eu plein d'entrecroisements genre avec Simon on faisait partie d'une autre association ensemble avant il y avait plein d'autres trucs aussi qui fait que je pense qu'il y avait du soin déjà entre nous et l'idée de peut-être comme disait Léa tout à l'heure de continuer à vivre des choses ensemble du coup l'association et le collectif permettaient de le faire sous un cadre

SPEAKER_04

c'est marrant que tu parles d'amitié et d'association parce que je voulais voir avec vous le fait de flouter justement cette frontière entre relation, vie, partage domestique, mais aussi travail avec des collaborations comme ce dont on parlait juste avant, la production que vous avez faite pour le frac méga.

SPEAKER_02

Ce qui fait l'assaut, c'est les gens qui s'y impliquent aussi. Du coup, parfois, ça prend plus vers du graphisme parce que, je ne sais pas, il y a plein de graphistes qui passent un peu à la maison. Je ne sais pas, ça fait une émulation. Inversement, parfois, c'est plus art contemporain, parfois, c'est plus artisanat. Je pense que vraiment, l'assaut, elle tend vers vers les gens s'investissent. Du coup, quand les choses nous sont proposées, on a fait une résidence éthique culturelle avec Vestiaire aussi, ça a été hyper chouette. Du coup, c'est plus les opportunités. Et en fait, on aime trop faire des trucs ensemble, point. Quels que soient les trucs, que ce soit de la scéno. Demain, on nous invite à faire de la poésie. Franchement, il y a moyen qu'on se chauffe, on n'en sait rien. C'est juste l'envie de faire les choses ensemble qui prédomine avant tout. Et puis si ça peut nous faire avancer professionnellement aussi, c'est

SPEAKER_03

cool. C'est pas tout le temps très aisé de faire des projets avec des gens qu'on aime très fort et avec qui on a des amitiés, etc. Parce que forcément, quand on travaille, des fois, on n'est pas d'accord. Ça arrivait pour certains projets et je pense que c'est totalement normal que ça arrive. Ce qui est important, c'est comment on réagit. Et du coup, on a pu mettre en place quelques outils pour essayer de communiquer entre nous le mieux qu'on pouvait. Après, c'est pas fixé dans la pierre non plus mais c'est souvent l'été qu'on le fait plus mais on fait des fouilles c'est des sortes de réunions on parle de nos émotions et de comment on se sent dans la semaine et du coup l'été on essaye d'en faire une fois par semaine quand il y a du monde qu'on connait pas trop pour que tout le monde dise un peu cette semaine j'ai été un peu comme ci comme ça on appelle ça des fouilles parce qu'on est des fossiles et sinon on a d'autres moyens de communiquer aussi sur comment on se sent on a le Autodiag Beachboard qui est juste qui est une blague un peu, mais en même temps est très utile parce que ça permet de nous se sonder sur comment on se sent et de le communiquer à tout le monde sans avoir à faire une annonce de « aujourd'hui, je suis un peu triste ». Des choses comme ça, on peut un peu jauger. Moi, il n'est pas toujours mis à jour, mais il est là. Et je trouve que c'est important dans le collectif pour conserver nos liens d'amitié parce que moi, je trouverais ça trop dommage que des problèmes dans le collectif viennent affecter mes amitiés en dehors du collectif, qu'on essaye de faire

SPEAKER_04

attention. Est-ce que vous avez utilisé d'autres outils ou pensé d'autres manières de faire avant d'en arriver là, les outils que vous avez, comme les fouilles ou comme le tableau, sont ceux qui existent

SPEAKER_02

depuis le début. Non, c'est venu au fur et à mesure. En fait, en général, c'est vraiment quand on rencontre un problème, on essaye de réfléchir collectivement à comment on peut faire pour que le rencontrer ou amoindrir les moments on les rencontre. Toujours en étant, comme disait Léa tout à l'heure, essayer d'être doux aussi avec le fait que c'est normal aussi parfois qu'il y ait des choses qui se passent plus ou moins bien, que même ça serait bizarre si tout se passait très très bien. Même en fonction des moods des gens, des situations aussi. le tableau par exemple ça c'est une de nos pensionnaires qui l'a fait l'année dernière je crois il y a un an tout de même ça c'était pas forcément suite à un truc terrible c'était juste elle s'échauffait et c'était trop fun il y a d'autres choses par exemple il y a de l'affichage à côté du tableau qui sont des rappels un peu de comment est-ce que c'est important par exemple sur la feuille là-bas il y a écrit des must do genre quand on travaille collectivement d'honnêteté sur le temps de ne pas mettre la pression ce genre de choses on essaye de mettre être un peu doc, de se le rappeler

SPEAKER_01

aussi. Peut-être juste pour clarification, quand on dit pensionnaire, c'est des gens qu'on accueille à la maison pendant un séjour de un mois plus, deux mois, trois mois, qui ne sont pas en résidence parce que c'est pas vraiment ça, mais qui restent dans la maison pour un temps un

SPEAKER_04

peu

SPEAKER_00

long. Avec une chambre individuelle. Pour travailler comme pour ne pas travailler. Il y a plein de choses qu'on peut appeler du travail, mais en tout cas, ils ont quelque chose à faire quand ils viennent ici, et pas juste pour regarder si c'est juste pour regarder ou pour des stages on limite à deux semaines en dortoir et pour les pensionnats vu qu'on a qu'une chambre de pensionnaire et qu'en fait il y a des roulements un peu toute l'année on demande aux gens au moins d'avoir une idée de ce qu'ils vont faire ici après on n'a jamais refusé personne on ne fait pas de sélection c'est juste une question de temporalité on dit toujours oui mais ce sera telle période ou ce ne sera pas et si ça convient

SPEAKER_02

c'est bon oui on ne demande pas de portfolio particulier on demande juste

SPEAKER_00

une lettre un peu de motif parce qu'en plus ce n'est pas forcément des gens qui ont une pratique artistique on a l'ambition que ce ne soit pas que ça justement même qu'il y ait aussi des chercheuses, des artisanes, des

SPEAKER_04

trucs comme ça. Sur un texte de présentation, j'étais allée fouiller au tout début de votre Insta, donc je ne sais pas si c'est toujours d'actualité, mais vous aviez noté l'importance de ne pas faire trop de distinction d'âge aussi, que ce n'était pas réservé exclusivement aux jeunes, mais que c'était ouvert quand même à plus âgés. Vous avez eu des

SPEAKER_00

personnes... On a vieilli, quoi mais non mais pas vieux non plus quoi il n'y a jamais eu de en pensionnat ça n'est jamais arrivé qu'on ait des gens qui ne soient pas plus ou moins de notre tranche d'âge et même en séjour court c'est vraiment très rare et c'est arrivé plus tôt quand c'était des membres de la famille je dirais ou de famille de quelqu'un enfin de façon plus ou moins éloignée mais les gens on va dire plus âgés qui viennent il y en a eu beaucoup qui sont venus visiter il continue d'y avoir beaucoup mais ils restent jamais dormir ou quoi parce que c'est quand même des conditions qui ne sont pas pour des gens qui ont une vie stable c'est quand même un peu étonnant et déconcertant et la plupart des gens ne sont pas prêts à vivre en dortoir à 40 ans ou à vivre dans des pièces pas chauffées à 40 ans.

SPEAKER_01

Il y a eu un peu au début ces gens qui n'étaient pas assez photographes.

SPEAKER_00

Oui, voilà. Parce qu'ils avaient un projet précis qui avait lieu. Il y a eu quelques exemples comme ça, mais je dirais que quand même 90% des gens qui sont restés la nuit, c'est des gens qui sont entre 5 et 10 ans autour de notre âge.

SPEAKER_02

Oui, Et puis, c'est ça, en fait, un peu aussi notre public, très largement. Je pense que c'est des gens qui sont encore en études ou qui viennent d'en sortir et qui sont intéressés par les propositions qu'on peut faire ici ou intrigués ou envie de nous poser des questions ou de ce genre de choses-là. et plus rarement des gens déjà installés. Tout à

SPEAKER_04

l'heure, tu m'avais dit que l'installation que vous avez faite au FRAC MECA, c'était la première production réellement collective dans le champ de l'art contemporain que vous aviez fait. Vous pourriez parler un peu plus de ça Est-ce que ça vous a plu Est-ce que vous comptez en faire plus

SPEAKER_01

Moi, je pense qu'on ne le ferait pas de nous-mêmes, si on n'avait pas une

SPEAKER_02

occasion. C'est vrai que je ne suis pas d'accord. On a fait notre premier dossier de demande de

SPEAKER_01

résidence. Oui, mais c'est qu'il y a... tu vois, on ne va pas avoir une pratique d'atelier collectif, quoi. C'est que s'il y a une occasion, que ce soit une résidence qui s'adresse à des collectifs ou genre une proposition d'exposition, là, à ce moment-là, la question se poserait et on le ferait. Comme tout le monde a sa pratique et sa vie de son côté, les pratiques collectives, elles sont plus exceptionnelles que...

SPEAKER_00

Moi, je ne dirais pas que les pratiques collectives sont exceptionnelles. Dans le champ de l'art contemporain, peut-être, mais on a quand même beaucoup de pratiques collectives dans d'autres champs, notamment les cantines. On fait beaucoup de cantines qui sont des choses qui rapportent de l'argent collectif, et on fait aussi, par exemple, le festival off de la BD d'Angoulême, le festival micro-édition indépendant, en gros, et on y va avec un stand de production individuelle à vendre, mais par exemple, on construit le stand pour qu'il soit attirant, qu'il y ait un truc un peu nouveau tous les ans, et à chaque fois, c'est un workshop d'une semaine pour le fabriquer, et pareil, pour le même festival, mais une autre occasion, on avait fait de la scénographie, ça, c'était pas vraiment art contemporain, mais pour moi, c'est quand même, ça flirte un peu, au limite de tout ce qu'on veut faire un peu, et on est plutôt dans une forme de réponse à des sollicitations sur nos activités collectives, vu qu'on en reçoit beaucoup. En fait, ça nous prend déjà beaucoup de temps collectif de répondre à toutes ces sollicitations. Et du coup, je ne pense pas qu'on ait le temps de nous se dire, allez, on va faire une pièce là, parce qu'en fait, il y a toujours... Je pense que si on était sollicité nulle part, on ne pourrait plus naturellement le faire. Mais en fait, déjà là, on doit refuser pas mal de choses. On essaye de refuser tout ce qui n'est pas payé maintenant. Chouette. De manière systématique, mais ce n'est pas évident. Parce que des fois, quand c'est des voisins qui te proposent des trucs, c'est dur de dire non, même si c'est pas payé, parce que tout le monde est bénévole aussi de leur côté.

SPEAKER_04

Je sais pas si on l'a précisé en début d'épisode, mais quasiment chaque personne dans le collectif, que ce soit pas forcément dans le domaine de l'art contemporain, mais tout le monde a plus ou moins sa pratique, que ce soit de l'artisanat, que ce soit de la... Tu fais aussi de la régie, comme on en parlait tout à l'heure. Et je voulais savoir, justement, dans

Fonctionner et s'accorder

SPEAKER_04

ces différentes formes de pièces collectives, que ce soit pour de la scéno, ou pour de l'événementiel, ou dans le cadre du frac méca pour une pièce, Comment est-ce que vous l'appréhendez en ayant vos propres pratiques Comment est-ce que ça fonctionne justement l'individualité au sein d'un collectif

SPEAKER_02

Moi, je trouve que c'est trop bien parce que du coup, tout le monde arrive avec son bagage individuel. Il y en a qui sont chauds avec l'écrit, d'autres plutôt le graphisme, d'autres, ça va être le volume. Ce que je trouve hyper intéressant dans une pratique collective, c'est justement de pouvoir sortir complètement de ces limites individuelles, sachant que quand j'aurai plus d'argent, je pourrais commencer à faire appel à des prestataires qui me permettront de dépasser ces limites-là. Aujourd'hui, je n'en ai pas encore les moyens et du coup, la pratique collective permet de dépasser Lucie fait tout un travail au niveau du tissage, du feutre. Simon avec des vitraux en ce moment. On a des appétences individuelles. Tout le monde pourrait être intéressé par ces appétences-là, mais on n'a pas le temps. Chacun se spécialise un peu dans son coin avec ses trucs. Et du coup, les moments de production collective, c'est trop beau. Il y a plein de choses qui émergent d'autant plus vite et d'autant plus grand. Et c'est incroyable,

SPEAKER_03

je trouve. Parfois, j'ai l'impression que ça permet aussi d'utiliser des compétences qu'on n'utilise pas dans nos pratiques individuelles. Moi, je sais que je fais de la bande dessinée, mais j'aime beaucoup faire de la couture. Et que souvent, quand on fait les scénos, etc., il y a beaucoup de couture à faire pour les stands, pour le spin-off, du coup, dont Simon parlait. On a fait des légumes énormes en coussin. Personnellement, c'est une occasion de pouvoir faire cette pratique que j'aime beaucoup et que j'ai pas forcément le temps ou l'occasion de faire en dehors de ces moments de création collective. Ça met une énergie, ça met un mouvement qui fait que, ouais, on se motive vraiment à faire certaines choses. Après, évidemment, c'est pas tout rose et tout. Il y a aussi... Des fois, on n'est pas très d'accord sur ce à quoi les choses devraient ressembler, mais je trouve ça assez normal à partir du moment on travaille à plusieurs sur un projet artistique, peu importe l'ampleur qu'il prend. Je ne sais pas si on arrive à se débrouiller, mais on a la volonté de faire bien.

SPEAKER_04

Comment ça se passe quand il y a des désaccords sur des projets collectifs ou même sur une prise de décision plus ou moins importante Comment est-ce que vous fonctionnez dans ces cas-là sans que justement ça crée ensuite des tensions, des sortes de ressentiments On se bat.

SPEAKER_03

C'est complètement faux. On a un

SPEAKER_02

ring de boxe. Ça dépend des situations. Parce que franchement, je pense qu'on a, dans des trucs de production collective, le FracMécan, ça a été notre premier projet avec une ampleur temporelles, parce qu'en fait, les scénos, ces genres de choses, ou les résidences, en fait, c'est quand même du temps intense précis, du coup, on se bloque des temporalités, et là, le frac, ça a été un peu particulier, parce qu'il y avait une question de temporalité vachement plus longue, et du coup, au niveau des investissements, mais aussi au niveau de, enfin, on est pour beaucoup artistes-auteurs, donc dans des questions de précarité aussi pas évidentes, et donc en fait, qu'est-ce que tu fais si tu t'engages à un truc qui t'apporte zéro, mais que derrière, il y a eu plein de moments c'était pas évident, Et je pense qu'on n'a pas forcément eu les mêmes manières de répondre à ces problématiques. Il y a eu les fouilles, comme disait Léa. On s'est fait des réunions un peu de crise. On a essayé de faire la communication.

SPEAKER_03

Je pense qu'on essaie d'anticiper qu'il n'y ait pas de ressentiment. Mais en vrai, la vérité du truc, c'est qu'on ne peut pas l'anticiper. Des fois, il y en a. Des fois, on n'est pas content des décisions qui sont prises. Et je pense que c'est un peu malhonnête de faire croire que ce n'est pas le cas. Au contraire, au lieu d'anticiper des émotions qui ne sont peut-être pas anticipables, on essaye plus, j'ai l'impression, de les accueillir, en se faisant un peu violence des fois, parce que quand on n'est pas d'accord avec les autres, c'est compliqué aussi de se mettre à la place des autres. Mais c'est un bon exercice du quotidien, je trouve, aussi, de voir comment les autres se ressentent les choses et pourquoi ça a été mal pris, pourquoi des choses ont été interprétées d'une certaine manière. Et il y a aussi un outil que Simon a créé pour ses études qui nous aide un peu à expliquer nos positionnements. Peut-être que tu peux l'expliquer mieux, c'est le truc on vote,

SPEAKER_00

là. Oui, je peux l'expliquer vite. Pas décisif C'est une échelle de sondage en fait. On l'utilise de moins en moins parce que ça ne fonctionne qu'en physique et toutes nos réunions presque sont en partie en visio. Parce qu'il y a toujours des gens qui ne sont pas physiquement mais qui veulent quand même participer. Donc l'outil n'a pas eu d'usage depuis un petit moment. Mais en gros, comment ça fonctionne C'était pensé pour être le plus simple possible à reproduire pour que ça puisse être utilisé aussi par d'autres collectifs ou d'autres personnes, d'autres groupes. En gros, c'est une planche avec des trous sur toute sa surface répartis de manière aléatoire. Et chaque personne se voit attribuer un petit bâtonnet coloré On pose la question en deux termes précis qui correspondent chacun à une extrémité de l'échelle. Par exemple, est-ce que vous préférez les chats ou les chiens Ensuite, chaque personne va se positionner plus ou moins d'un côté ou de l'autre. L'idée, en tout cas, c'est d'éviter d'avoir quelque chose de binaire entre oui et non et d'avoir deux camps qui se formeraient et un camp qui serait celui des vainqueurs qui ont la majorité et un camp qui serait celui des vaincus et qui, du coup, crée du ressentiment et qui empêche les gens qui n'ont pas gagner on va dire de vraiment profiter ou prendre part à l'activité en question et l'idée c'est du coup de pouvoir présenter un truc plus nuancé et pas être systématiquement dans quelque chose de très radical comme position ce qu'on a l'impression quand on voit un oui ou non alors qu'en fait souvent la plupart des gens sont plus ou moins faciles à convaincre pour aller d'un côté ou de l'autre et on a remarqué souvent en l'utilisant d'ailleurs que ce qui ressort comme nuage de branche on va dire sur l'échelle de sondage est assez différent de ce qu'on a l'impression en simplement écoutant la conversation. Souvent quelqu'un va pouvoir parler avec une position plus radicale qu'elle ne l'a vraiment ou l'inverse et souvent des personnes ne vont pas prendre la parole alors qu'elles ont un avis très tranché et en fait du coup ça donne une vision qui est complètement différente. L'idée c'est de ne pas prendre de décision avec cet outil mais juste de montrer l'avis général du groupe à un instant T et ensuite à partir de ça de continuer de discuter potentiellement en pointant du doigt tiens bâton bleu il est tout au fond sans forcément savoir qui c'est mais est-ce que tu as envie de prendre la parole pour nous expliquer etc. On continue de discuter puis on peut refaire un sondage pour repositionner voir ce qui a bougé, et ainsi de suite, jusqu'à, dans l'idée, arriver à faire en sorte, au bout d'un certain temps de discussion, que tous les bâtons soient situés du même côté de l'échelle. On considère du coup qu'on a atteint une forme de consensus, ou au moins que les gens qui avaient des réticences ont laissé tomber et décident que ça n'en vaut pas le coup, qu'en fait ils sont ok avec le truc, et donc viennent se placer pile au milieu pour dire j'accepte qu'on prenne cette décision, c'est ok. Et ça permet du coup de continuer de discuter et d'éviter les frustrations et tout ça, en

SPEAKER_04

théorie.

SPEAKER_00

Comment t'as sorti cet outil-là des expérimentations la première version c'était pareil une échelle mais divisée en 10 cases et ça fonctionnait pareil mais sauf que tu te plaçais dans des cases ce qui fait qu'en fait ça ne marchait pas vraiment parce que il y avait quand même la notion que deux personnes qui s'étaient mises dans la même case avaient les mêmes idées l'avaient fait pour les mêmes raisons alors qu'en fait c'est souvent pas le cas et du coup en ayant des trous qui sont répartis de façon aléatoire sur toute la surface de la planche on a moins l'impression que deux bâtons qui sont placés à côté sont d'accord à 100% ça montre plus qu'ils se positionnent au même endroit mais sans forcément penser la même chose. Et souvent, en fait, ils ne vont pas se déplacer en même temps ensuite.

SPEAKER_02

Pour faciliter aussi toutes ces étapes de travail, on fonctionne avec ce qu'on appelle des commissions. En fait, je pense que déjà, on essaye de partir sur le principe de tout le monde se fait confiance. Mais disons, imaginons, là, par exemple, on nous a contactés pour intervenir dans une revue qui s'appelle la revue Insert. C'est une commission de gens qui sont chauds et intéressés par le fait de travailler ou de réfléchir à la proposition graphique qu'on va faire, qui se réunissent, qui font des comptes rendus, qui font des réus et machin. Et ensuite, ces comptes rendus-là sont rapportés aux grosses réus générales. Et donc, en fait, il y a aussi ce truc-là de système de confiance et de qui a envie de s'investir et qui a, en fait, fait confiance à la team ou n'a pas envie ou n'a pas le temps. Il y a aussi ce truc-là de répartition des charges qui, je pense, aide pas mal au roulement de la règle générale et du coup, éviter de se culpabiliser si t'es pas dispo ou de ce genre de choses. Les choses, elles

SPEAKER_04

sont mises en charge. Oui, c'est pas tout le temps absolument chaque membre de Fossil Futur qui vote surtout, mais il y a

SPEAKER_00

et en fait par exemple tu vois la revue insert dont tu parlais ça me refait penser à ce qu'on disait tout à l'heure ça fait partie de ces exemples de trucs qu'on travaille collectivement qui sont pas tout à fait dans le champ de l'art contemporain mais qui quand même pour moi le sont

SPEAKER_01

pour

SPEAKER_00

le coup c'est une revue d'art contemporain enfin du coup voilà c'est plutôt par on répond à des sollicitations comme ça et ça nous donne l'occasion de travailler collectivement mais on n'a pas

SPEAKER_04

l'impulsion je crois enfin pour l'instant surtout vu que accessoirement chacun et chacune a sa propre pratique et donc ses responsabilités et charges de travail à côté quoi donc ouais j'ai J'imagine que ça laisse pas beaucoup de temps ni de place pour le reste. Je voulais une petite approche immersive de vous qui nous emmenez sur une journée de travail collectif. Comment les idées naissent Comment elles se développent Comment elles sont ensuite produites

SPEAKER_01

Je sais pas, j'ai l'impression que ça dépend tellement de quelque chose.

SPEAKER_02

Moi, je vois quand même un peu des redondances, quand même. Je vois pour l'ASENO, la Valais-Sivière et Prat-Méca, nous, on fonctionne beaucoup en réus, en fait, parce que vu qu'on a fait chacun notre truc, le moment des réunions, c'est le moment on se retrouve. Et donc, en fait, en amont, il y a toute cette histoire de faire des réunions pour trouver un fil rouge, avoir un truc de, OK, on sait c'est quoi notre sujet, on veut travailler là-dessus, grosso modo. Ou alors, tu vois, peut-être ça peut passer par faire des vision boards, ça peut passer par l'écrit, par machin, soit... se faire des croquis des schémas des machins et une fois qu'on a un peu cette matière première on se répartit le boulot par exemple pour la Ceno c'était il y avait une team qui était plutôt couture une team qui était plutôt scène et construction et en fait ensuite ça fait des mini groupes et on se retrouve le soir on se montre ce qu'on a fait et on partage un peu en mode putain c'est un peu chiant aujourd'hui moi j'aimerais bien passer sur un autre pôle demain ah ok vas-y équipe est d'accord moi j'ai l'impression que ça se fait pas mal au jour le jour mais toujours en ayant eu ce travail en amont de réu et de se mettre d'accord sur quelle ligne directrice on va. On ne va pas décider de la forme, je ne sais pas, du feu qu'on met en dessous de la scène. Par contre, on sait qu'il y a un feu en dessous

SPEAKER_00

de la scène. C'est un fonctionnement qui ressemble aussi pour les chantiers participatifs, par exemple, parce que ça aussi, c'est un gros moment de travail collectif, mais qui n'est pas lié à l'art, mais plutôt à l'artisanat, on va dire, ou en tout cas au bâtiment lui-même, la maison, on fait assez régulièrement des chantiers, soit en interne, nous, soit participatifs avec des gens de l'extérieur. Et ça fonctionne un peu pareil, on essaye de commencer, nous, en amont, par des réunions de préparation Ou après, le jour même aussi, pendant les chantiers, chaque soir, il y a des réunions de fin de chantier on évalue comment chaque personne se sent. Est-ce qu'il y a des gens qui veulent tourner, qui veulent changer, etc. C'est un peu le même

SPEAKER_04

système. J'aurais bien aimé justement qu'on parle de la maison. Ce principe-là

Accueillir et sortir

SPEAKER_04

aussi de retaper un lieu, d'y vivre et d'y accueillir du monde, d'y accueillir des propositions artistiques. Ce principe-là de lieu commun et d'accueil, est-ce que c'est ce que vous essayez de transmettre aussi dans les pratiques collectives et même dans, non pas les manifestes, mais ce qui transpire de Fossil Fu ou est-ce que c'est quelque chose en plus qui n'intervient pas forcément

SPEAKER_00

tout le temps Moi je dirais que si, parce que par exemple pour le frac Mecca, l'installation qui s'appelait Sous le regard des trois grenouilles, c'était vraiment ça ne parlait que de collectif, mais c'était d'une façon détournée pour pas que ce soit trop... qu'on ait pas l'impression d'être face à un documentaire qui parlait de nous mais disons que ça parlait plutôt de qu'est-ce qu'on ressent que ça veut dire de faire collectif et de quels sont, on va dire, les piliers de ce qui fait la vie en collectif et en fait c'était raconté plus ou moins par le compte, mais pour moi, ça transparaît

SPEAKER_02

dans un peu tout ce qu'on produit. En général, quand on présente l'assaut, moi, personnellement, je dis qu'il y a un peu trois piliers. Je dis qu'il y a l'accueil, aussi ce qui a inclus la vie intime et collective de la maison, les ateliers collectifs et individuels, et l'événement, donc les événements auxquels on va participer, parce qu'on invite tous les événements qu'on organise. Et en fait, tout ça, c'est fait avec la même intention. Donc en fait, je pense que l'intention du faire ensemble et du faire commun, elles préexistent absolument dans les trois pôles. On

SPEAKER_04

parait dans les premiers postes Insta, c'était les seuls textes que j'avais trouvé quasiment sur le collectif. J'avais vu que vous insistiez pas mal sur l'idée d'accueil, d'accueillir du monde, d'accueillir les idées et tout ça. Qu'est-ce que c'est pour vous, accueillir

SPEAKER_03

Je pense que comme on l'entendait au début, donc avant, les choses qui ont fait qu'on ne puisse plus accueillir comme on voulait, c'était accueillir dans des expositions, faire des ateliers, oui, accueillir plein de monde, avoir un accueil public en fait, c'est un peu ça qu'on voulait au début. Ensuite, on nous a mis face au fait que notre maison n'était pas aux normes. Du coup, on s'est fait fermer par la mairie, en quelque sorte. Du coup, avec l'impossibilité d'accueillir du public et avec un accueil qui est devenu du coup vachement plus privé. Mais ça nous a quand même, je trouve, déjà ouvert les yeux sur d'autres formes d'accueil qui sont les pensionnats, les stages, etc. Et aussi, ça nous a aussi ouvert les yeux sur le fait qu'on pouvait faire des choses à l'extérieur, donc dans mes Macs ou dans dans d'autres endroits autour de chez nous. Ça nous a un peu décentralisé le nez de notre maison avec la possibilité de faire aussi bien ailleurs, voire même un peu mieux parce qu'on a à disposition des lieux qui sont quand même vachement plus aboutis que le nôtre. Du coup, pour moi, il y a de l'accueil qui est toujours dans la maison. Il y a un accueil qui est aussi ailleurs, à l'extérieur, mais qui est fait par Fossil Futur. Et aussi, on fait de l'accueil d'amis l'été. C'est une forme d'accueil aussi, mais on a tous nos potes qui viennent L'été en vacances ici, quand on est genre 40 tout le temps, c'est épuisant. Mais ça existe. On accueille aussi des gens qui ont besoin de dormir ici une nuit parce qu'il y a le son de passage ou pour d'autres raisons. Genre bloqué par la neige. Oui, voilà, par

SPEAKER_01

exemple. Il y avait quand même une volonté politique dès le départ que la maison soit un lieu d'accueil. Que la maison soit ouverte, que ce ne soit pas fermée. Depuis le début, ça arrive tout le temps qu'il y ait des gens qui soient de passage, qui ont... Même là, ça fait deux années qu'il y a quelqu'un, personne différente de l'année dernière à cette année, mais de l'école de forêt qui n'a pas trouvé se loger sur mes Mac et qui n'est pas tout le temps. Et du coup, qui nous demande s'il peut être hébergé dans la maison. C'est une volonté de pouvoir rester comme ça, d'avoir des espaces ils peuvent accueillir des gens qui ont besoin d'habiter quelque part pendant un moment.

SPEAKER_00

Oui, je dirais que cette forme d'accueil-là, il y en a de plus en plus tous les ans. Ce qui s'est arrêté, c'est l'accueil vraiment public, massif, pour des événements par exemple qu'on ne fait plus la maison comme disait Léa parce que aussi on s'est rendu compte que culturellement il y avait déjà des lieux qui existaient pour faire la fête ici que les gens sont habitués à y aller et que ça ouvre aussi nos événements à plus de public de ne les faire ailleurs que dans la maison parce que mine de rien ça reste une maison d'habitation il y a un grand portail il faut passer des grandes portes c'est pas évident pour tout le monde plusieurs personnes nous l'ont fait remarquer et du coup on avait aussi la volonté de sortir un peu de la maison pour accueillir plus de monde et je dirais que maintenant les événements portés par le collectif ils ne le sont plus uniquement par le collectif on a participé à la création d'une autre association qui regroupe des gens de Fossil Futur mais aussi et surtout des voisins et voisines de la ville qui avaient envie de faire des événements eux aussi et du coup c'est une autre association qui s'appelle Fête Commune qui organise les événements disons que l'énergie individuelle qu'on mettait dans l'organisation d'événements elle passe maintenant par Fête Commune et c'est cette entité qui organise des événements et le collectif Fossil Futur lui-même n'en porte

SPEAKER_04

plus trop Je voulais revenir sur le principe d'être ensemble et d'apprendre à prendre soin des autres, même s'il y a beaucoup de points positifs à travailler en collectif, ça vient aussi avec son lot de points négatifs. Ça peut être un peu déroutant justement d'avoir différents rythmes, différentes manières d'appréhender les choses, différentes relations au travail ou aux relations aux autres et tout. Est-ce qu'il y a eu des moments ça a coincé vraiment et comment vous avez fait

SPEAKER_01

Cet angle-là, je ne crois pas que ce soit vraiment un problème, mais parce que j'ai l'impression que soit il y a des moments le travail impose un rythme commun Et dans ces cas-là, en fait, tout le monde s'y plie, on va dire. Genre, par exemple, les chantiers, on a un rythme et on est avec des gens qu'on ne connaît pas forcément, qui ne se connaissent pas forcément entre eux. Tout ça, c'est important qu'on soit synchronisé pour se comprendre, s'entendre, etc. Et j'ai l'impression que ça peut être le cas aussi pour des moments de travail collectif, au moins pour lancer la machine. Une fois que ça, c'est fini et qu'en fait, il n'y a plus un impératif de travailler de manière synchrone, en fait, on est à la cool non mais plus sérieusement les gens ont leur rythme ils préviennent ou alors on le sait et ça pose de problème à personne quoi j'ai l'impression

SPEAKER_00

oui la maison est suffisamment grande pour qu'on se marche pas dessus non

SPEAKER_04

plus encore une fois parmi vos textes sur

Autonomie et systèmes économiques

SPEAKER_04

Instagram j'avais vu que vous parliez pas mal d'autonomie et je voulais savoir à quel niveau c'était cette envie ou cette aspiration à l'autonomie

SPEAKER_00

alors ça je dirais que c'est une des choses qui est le plus disparue par rapport au premier texte dans le sens on avait beaucoup d'ambition à ce sujet déjà autonomie financière on avait décidé de faire en sorte de ne pas recevoir de subventions de ne pas les demander en tout cas et on pensait même quand on a écrit ça l'autonomie alimentaire on avait l'ambition d'avoir à un moment de la terre pour y faire pousser des choses ça n'a pas complètement disparu j'ai même passé un bac pro agricole l'an dernier dans cette optique mais je pense que c'est loin d'être une priorité collective il y a peu de gens en vérité que ça intéresse dans le collectif trop peu pour qu'on fasse ça il y a aussi qu'en fait faire de la nourriture toute l'année pour 15 personnes c'est un travail à temps plein quasiment donc en fait on n'a pas le temps on doit choisir on met le temps et à cet endroit c'était pas judicieux même si c'est toujours quelque chose qui nous fait envie il faut savoir aussi que ce texte il a été écrit je pense avant qu'on ait la maison et avant qu'on ait une maison il n'y a pas de terrain et en fait ça ça a changé pas mal les choses aussi parce que ça veut dire que si on veut avoir tous ces projets il faut ensuite retrouver du terrain qui soit pas trop loin, qui ait de l'accès à l'eau, qui soit bien exposé, enfin, plein de choses qui rendent le truc un peu compliqué. Pas impensable, mais plus dans un horizon un peu plus lointain d'installation, une fois, en vérité, que la maison sera un peu plus terminée, quoi. Je voulais dire un truc, ah oui, par rapport aux subventions, l'autonomie financière, je dirais pas qu'on a renoncé à ça, mais c'est plutôt qu'en fait, les subventions nous sont un peu tombées dessus, certaines, et que, bah, on a dit oui, merci, et

SPEAKER_03

que...

SPEAKER_05

des subventions

SPEAKER_00

pour les collectifs oui voilà c'est qu'il y a des subventions pour les collectifs données par la DRAC enfin c'est des subventions qui sont plus faciles à obtenir que des subventions individuelles comme AIA et IC qu'on pourrait demander à la DRAC qu'on a aussi demandé la première année et qu'on a eu et en fait on a pas mal fonctionné et on continue de compter sur des subventions ponctuelles comme ça qu'on va continuer de demander et aussi on a fait un financement participatif assez rapidement au début qui nous a aidé à faire beaucoup de travaux je pense qu'on n'aurait pas pu faire les mêmes choses si on n'avait pas compté sur tout cet argent je dirais que ce qu'on continue de refuser et ce qui était plutôt ça l'intention je dirais au départ mais qui avait été un peu mal formulée je pense, on se donnait un peu des airs à mon avis mais ce qu'on continue de refuser c'est les subventions de fonctionnement qui seraient des subventions régulières parce qu'en fait ça par contre pour le coup ça t'enferme dans un truc les gens qui te donnent de l'argent veulent avoir du pouvoir décisionnel sur ce que tu fais et ils en ont parce qu'en fait s'ils sont pas contents ils peuvent juste couper très très facilement les revenus et à partir du moment tu t'es habitué à recevoir de l'argent comme ça en fait tu peux plus faire autrement parce que t'as salarié des gens, parce que tu as fait ci ou ça. Et donc, nous, on n'a jamais salarié personne dans l'assaut et je pense qu'on ne le fera jamais parce qu'on ne veut pas recevoir de subvention de fonctionnement.

SPEAKER_04

OK. Donc, le collectif, pour l'instant, n'a pas permis une rémunération pour les

SPEAKER_00

membres Ponctuellement. Il n'y a pas eu de salariat à aucun

SPEAKER_02

moment. Oui, quand on travaille, en général, on essaye de plus en plus de se rémunérer individuellement. Pour la rémunération, en général, ce qu'on fait, c'est qu'on a une enveloppe et on s'assoit autour d'une table et on dit « Bon, vous estimez que vous voulez combien » et du coup chacun dit un chiffre et ensuite en général pour l'instant ça n'est jamais arrivé que les gens demandent trop on ne demande pas assez il reste des sous et il y a soit la possibilité que tu soit qu'on se remonte un peu plus ce qu'on avait demandé ou alors de laisser des sous pour fossé futur ou alors de carrément il y a des gens qui sont en mode moi je n'ai pas besoin de bif je mets tout pour l'assaut ça se fait vraiment en fonction des besoins très très actuels de chacun et de

SPEAKER_04

chacune c'est pas de base répartie équitablement pour tout le monde c'est vraiment comme un prix libre ou quoi,

SPEAKER_02

mais c'est une rémunération libre. L'idée, c'est que chacun, chacune, essaye d'estimer le temps qu'il a mis, qu'il a fait sur le truc, qu'il estime un peu combien...

SPEAKER_00

Après, ça fonctionne aussi parce que tout le monde sous-évalue. Si on cherchait, évidemment, à payer les heures au tarif en vigueur, ça ne marcherait pas. Oui, ce serait

SPEAKER_02

impossible. Même pour tous les projets collectifs qu'on a faits, il n'y a pas une seule institution qui a été capable. Je ne shame pas, mais dans le sens ce n'est pas possible pour eux de payer 14 personnes, alors que c'est

SPEAKER_04

une... Oui, un collectif est considéré comme une seule entité, donc une seule personne.

SPEAKER_02

Du coup, c'est évidemment, quand on est 14, d'avoir à se faire rémunérer pour une pièce, c'est évidemment pas du tout... Alors même qu'on peut y mettre

SPEAKER_04

beaucoup de temps et d'énergie, mais bon, c'est le jeu. C'est la

SPEAKER_03

réalité précaire du monde de l'art. Déjà, ils sont sympas, ils nous défraient l'hôtel pour 18 personnes. Franchement, ça c'était cool, on était par chambre de 3, c'était pas le meilleur hôtel du monde. Mais mais

SPEAKER_02

c'est nous qui avons fait ça c'est parce que justement ils sont venus nous voir en mode c'est la merde on sait pas du tout comment faire et du coup on avait dit donnez nous une enveloppe et nous on se démerde avec l'enveloppe et du coup on avait réussi à trouver des solutions et des machins parce que eux à chaque fois qu'ils nous payaient les hôtels c'était des hôtels qui disaient j'ai pas d'avis et on était en mode ça va pas être possible et nous le principal c'est qu'on soit logé du coup on avait pris Ibis Budget des chambres neutro

SPEAKER_00

mais c'est vrai que c'est toujours un casse tête pour les institutions qui nous contactent et à chaque fois ils nous le disent parce que qu'ils n'ont pas l'habitude d'être face à un collectif de 14 personnes et ils n'ont jamais le budget pour payer 14 fois ce qu'ils payent à chaque artiste normalement, ni pour loger 14 fois, nourrir 14 fois, etc. On est rarement 14 de toute façon. Comme on disait, on fonctionne en commission et il n'y a jamais eu, je crois, les 14 personnes impliquées en même temps sur le même projet. Il y a toujours des gens qui ne sont pas dispo, qui n'ont pas envie, qui ne sont pas intéressés.

SPEAKER_02

Sauf le frac. Le frac, on était les 14. Non, je ne crois pas. On était 14 en tout. Moi, j'étais en formation. Oui,

SPEAKER_01

c'est ça. Oui, mais pour moi, il y avait tes pièces aussi dedans. Du coup, on t'a mis dessus. Oui, mais je n'ai pas participé. Oui,

SPEAKER_02

activement à la production.

SPEAKER_04

J'imagine quand même que, idéalement, si vous aviez l'opportunité d'être individuellement rémunéré comme il se doit pour une production collective, ce

SPEAKER_00

serait pris, quoi. Ah bah oui Non, non,

SPEAKER_03

en fait, nous, on aime bien être payés, globalement, c'est pour l'amour du...

SPEAKER_00

C'est vraiment un métier passion, il n'y a plus de passion, c'est vrai. de

SPEAKER_03

l'argent.

SPEAKER_02

On ne va pas tous s'arrêter si je touche de l'argent. Et puis même, justement, nous, pouvoir gagner des sous individuellement, ça peut être des sous directs qu'on réinvestit dans les travaux ou dans des travaux de confort aussi. Parce que du coup, on est trois à vivre dans la maison. Nous, c'est des colocs et tout. Et du coup, il y a ce truc-là de, évidemment, on a envie de se mettre de, ah tiens, si on isolait cette fenêtre un peu mieux. Et bien ça, ça peut être aussi pris individuellement si on le souhaite. Pour

SPEAKER_04

la rénovation de la maison, il y a le financement participatif et les chantiers on essaie d'économiser en ayant de la main-d'oeuvre bénévole. Mais pour tout ce qui est, par exemple, des consommables ou des outils, comment est-ce que vous faites pour vous répartir ces

SPEAKER_00

dépenses-là Le financement participatif dont je parlais, ça avait vraiment été qu'au début. Il s'est très vite tari, parce que ça bouffe beaucoup d'argent de faire des rénovations dans une maison aussi grande, s'il y a quand même presque 400 m2 habitables.

SPEAKER_03

Après, on a aussi l'argent qu'on se fait... Au Futurof, on fait des cantines sur les 4 jours. Dans cette année, c'est 3 jours. L'argent qu'on se fait à ce moment-là est aussi réorganisé investi dans les travaux et j'ai l'impression que c'est quand même une grosse partie qui est non négligeable de on trouve la ressource aussi, c'est qu'on a ce gig qui revient tous les ans de pouvoir faire une cantine pour 200 personnes pendant 4 jours, ce qui est un peu fou. Du coup, ça fait 800

SPEAKER_00

couverts. On fait même 1000. Ouais, 1000 couverts. Ah oui, on fait les bénévoles. On fait plein de cantines comme ça, mais tout cet argent généré, il va dans les caisses de l'association. L'association, elle va acheter du matériel, pour nourrir les ateliers, mais qui va appartenir à l'association.

SPEAKER_03

Il y a aussi... Moi, personnellement, je n'habite pas dans la maison, mais je paye quand même quelque chose qu'on a nommé une sorte de loyer, tous les mois à l'assaut, mais ça, c'est individuel. Si on a choisi un peu combien on voulait mettre Et de base, c'était... Oui, c'est les cotisations. Moi, je l'appelle juste loyer.

SPEAKER_04

Vous avez mis en place quand même pas mal de moyens de survie. Pas forcément survie confortable, mais de continuer d'exister et de continuer de faire des projets comme par exemple les cantines. Est-ce que vous avez d'autres événements comme ça qui vous permettent de renflouer un petit peu les caisses ou juste de survivre quelques semaines de plus

SPEAKER_02

C'est principalement les cantines, en vrai. Et puis après, de temps en temps, il y a des projets à droite, à gauche, qui ne demandent pas forcément, disons, une implication de travail trop grosse, qui fait que parfois, on est en mode, les sous de ce truc-là, ça va direct à

SPEAKER_00

l'assaut. Il y a quand même une poignée de projets qu'on nous propose chaque année, rémunérés, on s'investit collectivement dedans, que ce soit pour des interviews, pour des propositions graphiques dans des revues comme là, que ce soit des expos, des machins comme ça, qui génèrent un petit peu de revenus aussi, mais on ne compte pas... Enfin, ça doit être 20-25%. Peut-être un quart des revenus de l'asso sont ça. On compte surtout sur les cantines. Et pas que. Facilement, 50% des revenus de l'association viennent de la caisse prix libre qu'on a dans la cuisine qui sert à payer les charges. En gros, on a une caisse qui concerne tout le monde, tous les habitants et habitantes de la maison, y compris les membres de l'asso. C'est prix libre, mais c'est prix conseillé 6 euros par jour et par personne et qui couvre à la fois la nourriture et toutes les charges du fluide, etc. Et il y a une partie du coût de cette caisse, 70 euros par semaine, qui est prélevée et qui va directement dans les caisses de l'association et qui servent à leur tour à payer le loyer que l'association paye à la SCI. Et c'est la SCI qui paye toutes ces charges.

SPEAKER_04

J'aime bien savoir si c'est en place depuis le début ou si ça a été construit plus

SPEAKER_02

tard. L'idée que la maison fonctionne sur du prix libre, ça c'est vraiment depuis le début. Je pense que même tous nos événements qu'on a pu mettre en place avant, au tout début, c'était tout prix libre. Même les cantines, les machins. Il y a vraiment ce désir pouvoir mettre en place des choses, mais que ce soit le plus ouvert possible à tous.

SPEAKER_01

Il y avait même un running gag au début, qu'il y avait

SPEAKER_00

trop de caisses prix libres partout. Il y en a toujours trop. Il y a cinq ou six caisses prix libres, en vérité, dans l'association. Parce que

SPEAKER_02

du coup, par exemple, l'atelier impression, il fonctionne tout seul. On met des sous, dès qu'on imprime, il y a des prix et tout. En fait, il y a plein de caisses qui sont liées à des fonctionnements très précis. Du coup, ça fait que ça roule bien, mais c'est vrai que c'est...

SPEAKER_00

Il y a une caisse pour financer les réparations des voitures, qui a existé pendant quelques temps pour acheter du matos sur surtout. Il y a une caisse pour la bouffe, il y a une caisse pour les impressions, il y a une caisse, maintenant, qui a du mal à exister pour l'instant, qui n'a pas vraiment d'existence, mais qui est en projet, une caisse de sécurité sociale en interne, en gros, chaque personne met quand il est loué le vœu et combien il est loué le vœu dans une caisse, et ensuite, on peut prélever quand on a un imprévu, une urgence qui demande de l'argent, en gros. Pour l'instant, ça n'existe pas. C'est plus un projet qu'autre chose. Mais il y a ça, il y a encore... J'en oublie, mais il y

SPEAKER_02

avait... Il y a eu la caisse... les impressions 3D aussi qui existent à un moment et celle de la

SPEAKER_00

bière. Il y a une caisse prélibe à l'entrée pour les adhésions, pour les personnes extérieures.

Le collectif des collectifs

SPEAKER_04

Je voulais qu'on parle un petit peu de fossiles futurs en tant qu'exemple de modèle possible. Qu'est-ce que vous aimeriez que d'autres retiennent de votre expérience

SPEAKER_03

Parce que j'aimerais que les gens tirent de notre expérience du collectif que c'est possible et que c'est faisable. J'ai l'impression qu'on est un peu souvent le collectif des collectifs. On essaie un peu d'inciter tout le monde à faire des collectifs. Mais moi, ce que j'aimerais trop voir, et ce qu'on voit en vérité, c'est des étudiants et étudiantes des Beaux-Arts ou d'autres écoles qui, en sortant, s'organisent pour être en collectif et pas être seuls face au monde. On a souvent des gens qui nous demandent des ressources. Enfin, tout est accessible d'ailleurs. S'il y a des besoins de ressources, on est toujours à disposition pour donner les documents qu'on peut. Parce qu'en fait, on a tout documenté du début de notre création d'Asso, justement pour un peu faciliter la tâche pour les personnes qui viendraient après pour moi c'est ça c'est la possibilité de le faire de se mettre en

SPEAKER_02

assaut moi j'ajouterais à ça le fait que ça permet de créer des réseaux enfin je dis des réseaux parallèles toile d'araignée un peu aussi quoi et ça donne trop de force en fait c'est dingue à quel point genre moi par exemple en tant qu'artiste Sarah Mélène j'ai des opportunités je fais des trucs mais c'est un truc de fou comment dès qu'on se met ensemble on a tellement plus de force et d'impact et les gens nous écoutent plein plus. C'est dingue et c'est trop bien. Ça donne l'espoir aussi de voir que ça a ce genre de répercussions-là. Que ce soit au maximum drivé par l'idée du soin et du care des uns des autres, des unes des autres, en sorte que les gens aillent bien avant de tomber dans des

SPEAKER_03

trucs productivistes avant tout. C'est vraiment de ouf ce que tu dis sur l'accès aux choses. Moi, je me rends compte à quel point on est impliqué dans le off du Festival d'Angoulême, qui évidemment me tient énormément à cœur, car j'adore la vente des et j'ai l'impression que c'est quelque chose que oui peut-être seule j'aurais réussi à le faire j'aurais trouvé je me serais pointée à Angoulême j'aurais essayé de me faire des potes j'ai l'impression que on a eu la force de tout le collectif on a été invité à faire le truc puis ensuite on a un peu mis notre pied dans la porte puis on est resté c'est trop chouette et la manière de le faire en collectif aussi personnellement moi c'est pas évident le collectif c'est pas quelque chose que je suis pas dans le collectif parce que j'adore le collectif je suis dans le collectif parce que c'est mes amis principalement. Ça apporte quand même beaucoup de choses humainement, au niveau du travail aussi Quand même principalement humainement.

SPEAKER_01

J'ai l'impression qu'on est un projet amical avant d'être un projet professionnel. Et que j'ai l'impression que c'est le truc qui fait aussi que ça marche. De voir, d'avoir peut-être pu avoir un peu des exemples d'autres gens qui ont d'autres manières de faire. La différence, elle se joue beaucoup là-dessus. L'envie de départ, c'était quand même beaucoup de garder cette dynamique collective mais amicale qui existait aussi de base. C'est un peu la colonne vertébrale qui fait que ça marche.

SPEAKER_04

Si jamais... Fossil Futur devait laisser une trace, donc elle était

SPEAKER_02

amenée à disparaître. Ce

SPEAKER_04

serait quoi cette trace

SPEAKER_02

Fossil. Je sais pas, moi j'aime bien. Franchement, cette idée de soin, désolée, je fais que en parler, mais moi j'aime trop. La baraque, il y a grave de moments on a des potes qui vont pas bien, ils viennent. Un espace de rencontre, quoi. Un espace de sociabilisation et de recherche, que ce soit émotionnel, professionnel, amical ou autre. En fait, ce que je crois que j'aime bien avec l'idée de Fossil Futur, c'est que c'est assez fluide comme projet. C'est pas vraiment ancré ou et j'aime bien me dire que si demain on a envie de tout plaquer et devenir une énorme boulangerie, qui nous empêche en fait

SPEAKER_00

C'est possible de dire ça. Je

SPEAKER_02

le dis pas trop. C'est un bon devoir. Il va y avoir un atelier de boulange là. C'est vrai. C'est ça qui est assez chouette. Si c'est une trace, je pense que ça sera plutôt des traces et que chacun prend ce qu'il a envie d'y prendre. Que ce soit humainement, professionnellement Il

SPEAKER_01

n'y a pas longtemps, j'y ai pensé à ça et je me suis dit que ces deux dernières années, on a pas mal répondu à des sollicitations d'interviews ou de choses comme ça ou de présentations et qui ont conduit à ce qu'on ait une existence un peu peut-être des publications à droite à gauche ou des trucs comme ça. Je me suis imaginé des gens qui étudient 15-20 ans plus tard et qui cherchent des exemples de trucs qui ont pu exister et je me suis dit, en vrai, un peu chouette, c'est si on existe comme ça, tu vois, même si, j'espère pas, mais que si on n'existe plus physiquement, que genre, la trace de ça existe pour d'autres gens en toute modestie, mais juste que je me dis que on a pu avoir des exemples de projets comme ça quand nous, on était à l'école et que de se dire, ah ouais, il y a des gens qui font ça, qui ont fait ça, c'est

SPEAKER_03

chouette, quoi. C'est la francheur rigolade aussi, quand même. Moi, mon rêve, ce serait que ce soit le Autodiac Beachboard qui... Tout le monde se souvienne de nous par ce truc. Ce n'est même pas nous qui l'avons fait. Non, ce n'est même pas nous, mais il est à la maison. Il y a des fouilles archéologiques

SPEAKER_04

qu'on

SPEAKER_03

retrouve

SPEAKER_04

ça. Le principe du collectif, est-ce que ça a eu une incidence sur vos propres pratiques individuelles et sur votre manière d'appréhender l'art, la création, même la vie et les relations aux autres

SPEAKER_02

Moi, complètement. Dans ma pratique artistique individuelle, moi, je suis peintre principalement et j'ai toute une bande de ma pratique qui est collaborative, je fais des duos pour l'instant, c'est uniquement avec des peintres. Vu que je m'axe plutôt dans des questions d'abstraction et de non-représentation, j'aime bien m'associer à des peintres figuratives. Du coup, pouvoir taper vraiment du très très très gros format et vraiment d'être dans des dynamiques de comment lier des gestes et de ne pas faire qu'il y ait un univers et un autre qui mais vraiment de créer une unicité réelle plastique, je trouve que c'est passionnant. Et je pense que si ça m'est venu, c'est parce que j'ai eu ces expériences de production collective qui m'ont vraiment porté à chaque occasion et lieu au sein de Fossil Futur.

SPEAKER_01

Moi, je dirais que peut-être des potentialités de collaboration qui, par-ci, par-là, qui se dessinent peut-être pour le futur, mais que jusqu'à présent, pas dans ma pratique individuelle, quoi.

SPEAKER_03

Moi non plus, j'ai l'impression que c'est... T'en parles dans tes BD, quoi. Oui, mais pas tant, en vrai. C'est surtout pour mon diplôme j'ai fait plein de petites BD qui parlaient de fossiles futurs et du fonctionnement et tout, mais j'avoue qu'après, j'étais un peu... C'est un peu à part, quoi. Après, je suis quand même une personne dans fossiles futurs, du coup, quoi qu'il arrive, ça influence, mais j'en parle pas trop souvent, quoi.

SPEAKER_04

On arrive aux trois dernières questions

Des conseils

SPEAKER_04

que je pose à chaque fois. Quel conseil vous donneriez aux jeunes travailleuses de l'art ou à des collectifs qui

SPEAKER_02

se montent Qu'on n'a pas besoin d'avoir d'argent pour faire les choses. Il ne faut pas hésiter à faire appel à tout plein de ressources qui sont existantes. Nous, quand on est arrivés, on a appelé les radios, les gens de locaux. On a dit « Salut, vous avez des meubles » Les gens venaient nous donner des trucs. Je pense que l'intelligence collective, ça marche vraiment. Le bouche-à-oreille, c'est super. Pour le côté associatif, je dirais. Pour les jeunes travailleuses de l'art, je dirais qu'il ne faut rien lâcher. Le chemin est long. et qu'il ne faut pas croire qu'on va gagner plein de sous maintenant et peut-être jamais mais qu'il y a plein de belles choses à faire avoir un ancrage social et politique dans une pratique c'est super encore

SPEAKER_01

plus de ne pas hésiter à partir en groupe comme ce qu'on a pu faire au début pour connaître un peu un endroit et qu'en fait les opportunités elles arrivent que quand tu vas physiquement dans un truc que tu parles aux gens c'est plus pour les collectifs qui voudraient se monter

SPEAKER_03

du coup pour les collectifs qui se montent dans des endroits plutôt ruraux. Je dirais, le conseil, c'est de rester ouvert aux personnes qui y habitent déjà, de ne pas vouloir changer quoi que ce soit. En fait, on arrive et on ne voit pas les choses tout de suite, mais il y a déjà des tissus sociaux et culturels qui sont là, qui ne sont peut-être pas hyper visibles. Et je sais que nous, en arrivant à Mémac, on n'avait bien sûr pas l'envie d'écraser quiconque à Mémac. Personne ne vient d'ici. Ça nous a pris du temps aussi à rencontrer des gens, à voir ce qui existait et tout. Et hésiter à aller vers les autres et il faut faire attention aussi aux personnes qui habitent déjà sur place et aux choses qui existent déjà. Mais sinon, monter, vous, en collectif, c'est bien.

SPEAKER_04

Est-ce que vous

Des ref

SPEAKER_04

auriez des références à

SPEAKER_02

donner Moi, j'écoute plein de podcasts. Moi, je ne peux que encourager les gens, s'ils ont la chance d'avoir des moments ils ont les oreilles disponibles, le cœur sur la table, ça, c'est

SPEAKER_00

vraiment super. Le texte dont je parlais tout à l'heure, qui s'adresse plutôt aux gens qui veulent créer un collectif ou une association ou même juste ponctuellement travailler en collectif. Ça s'appelle La tyrannie de l'absence de structure. C'est un texte de Jo Freeman, qui est une militante féministe américaine des années 70, qui est trouvable sur InfoKiosk en format PDF. Ça se lit assez rapidement, ça doit faire 20 ou 30 pages à peine. Franchement, s'il n'y a qu'une chose à lire pour créer un collectif, c'est celle-là, à mon avis, parce que ça explique vraiment bien... En tout cas, ça donne des très bonnes bases sur comment faire pour avoir un fonctionnement horizontal, effectif et réel, et pas juste être dans une forme de paraître, on

SPEAKER_01

va dire. Bon, rien à voir, mais avant les Moi, j'ai vu Happy End, en un seul mot, qui est un film super de... Je ne sais plus comment il s'appelle, le réalisateur, Neo quelque chose. Voilà, c'est vraiment un très très bon film, j'ai adoré. C'est une sorte de teen movie au Japon, dans un Japon un peu dystopique, avec des adolescents et adolescentes qui aiment trop la techno et qui... C'était

SPEAKER_03

trop bien. Ce n'est pas vraiment un truc à dire aux gens de regarder, mais les Barbapapa. En vrai, moi, quand j'ai fait mon projet sur Fossil Futur au Beaux-Arts, je me suis beaucoup inspirée des Barbapapa. J'ai même fait passer un livre des Barbapapa dans mes frais de diplôme parce que si on enlève la misogynie des personnages féminins dans Barbapapa, c'est quand même une espèce de famille tout le monde a des intérêts particuliers et ils construisent une maison à leur échelle exactement faite pour et Je trouve ça des très beaux livres. Je trouve que c'est trop bien pour les enfants. Et ça a été fait par des architectes. Du coup, les dessins de maison sont trop beaux. Ça me fait toujours rêver de voir ces dessins. Pour moi, la maison, même si elle est carrée et pas ronde, j'aimerais bien qu'elle soit un peu comme ça.

SPEAKER_04

Je ne sais pas comment dire. Sur cette notion de référence et de ressources, j'ai vu que vous faisiez de temps en temps des conférences. J'imagine que ça englobe principalement les pratiques collectives et le fait de rénover les... bâtiments et tout ça ou pas particulièrement

SPEAKER_02

En gros le titre c'est comment se organiser collectivement après l'école d'art et ça parle plutôt tout l'historique de comment on en est arrivé à faire collectif et ensuite comment on s'est structuré et donc on essaye de du coup faire un rapide passage vite fait sur l'historique du truc et après il y a une partie Simon carrément il a même une deuxième conférence qui parle plutôt plus précisément des outils on propose toujours en fin de conférence un espèce de PDF qui avait été fait par Léa et Simon qui parle justement de la création d'outils n'hésitez pas à nous

SPEAKER_00

inviter. Oui, et puis même si vous voulez recevoir les documents et tout ça, c'est possible. Et d'ailleurs, même s'il y a des gens qui veulent passer voir la maison, soit sur un séjour court en dortoir, soit sur des séjours plus longs en format pensionnat dont on a parlé tout à l'heure, c'est possible toute l'année. Il suffit de nous contacter sur nos réseaux, soit sur Insta, soit par mail. fossilefuture.protonmail.com Et je disais, si vous voulez recevoir les documents, vous pouvez juste nous solliciter, on les envoie

SPEAKER_04

régulièrement. Dernière question que je pose à chaque fois, c'est qui est-ce que vous aimeriez me voir invité pour d'autres épisodes

SPEAKER_02

de podcast Valentine Derdiennet elle est trop super, c'est une artiste plasticienne qui habite et travaille au Monde d'Heure à Paris, une bonne copine et c'est vraiment quelqu'un qui a un

Suggestions st404 ?

SPEAKER_02

travail qui est complètement délirant, hyper immersif et c'est quelqu'un qui est à fond qui partage beaucoup et qui donne beaucoup à la fois dans son travail et à la manière dont elle a de réfléchir et de repenter l'art contemporain et le métier et vraiment c'est une personne trop super je ne peux qu'encourager de la rencontrer et d'aller checker son travail aussi sur le

SPEAKER_03

réseau moi je pensais à Oscilobat mais je les connais pas très bien tu peux en parler plus parce que moi je connais pas très bien leur projet c'est juste c'est à Bruxelles

SPEAKER_02

oui c'est un des copains qui ont créé un peu faut pas dire tiers lieu artistique c'est le gros mot un lieu artistique un lieu ouais un lieu collectif aussi basé dans la ville de Bruxelles donc c'est des peintres et des sculpteurs surtout eux ils font un peu sur le même fonctionnement que le Wonder du coup c'est des bails précaires donc ils sont toujours sur leur premier bâtiment mais on va voir si en juin ou pas ça sera reconduit ou Essayons de voir bouger le loco. Une bande de copains qui sont bien déter et qui organisent plein de choses, notamment des expos et des résidences dans leur lieu. Ils se débrouillent tout seuls et ils sont trop forts.

SPEAKER_04

Merci beaucoup.

UNKNOWN

Est-ce que vous avez...

SPEAKER_04

à

SPEAKER_02

rajouter ouais bah du courage pour les gens qui écoutent non mais c'est vrai dans ce qui se passe aujourd'hui partout dans le monde c'est trop horrible et trop déprimant du coup j'espère que ce genre de projet ça donne un peu d'espoir et de baume au coeur aux gens et que ça peut exister et ça existe et Et c'est un peu d'orgas, mais avec plein de déter et beaucoup de love, c'est archi possible. Ça a l'air un peu cul-cul ce que je racle là, mais j'y crois de ouf. Il faut être

SPEAKER_04

cul-cul, c'est bon. On a marre d'être dark. On a enfin pu faire cet épisode

SPEAKER_03

que j'attendais depuis longtemps. Du coup, toi, pour tes podcasts, tu fais tout le temps en fonction de ce que les gens disent, tu vas interviewer d'autres personnes après

SPEAKER_04

Oui, à chaque fois, je m'adapte en fonction de... En fait, en amont, si c'est des personnes avec des pratiques individuelles, Je leur demande s'il y a une thématique ou un sujet qui les intéresse particulièrement. Ou sinon, moi, je reçois leur portfolio. Et si je connais déjà un peu la pratique ou non, tu vois, j'arrive à proposer deux ou trois thématiques différentes. Et puis ensuite, on l'aborde. Et parfois, c'est purement technique. Genre, il y a une amie que j'ai reçue, Célia. On a penché vraiment sur les pratiques numériques. Aborder la chose sous l'angle vraiment technique et logistique. Alors qu'avec d'autres, on va parler un peu plus réflexion, démarche. ou des problèmes par exemple un des épisodes de la saison 2 j'ai fait avec seuil on parle de santé mentale et de refuge dans des lieux de fiction et dans le fantastique tu as donc c'est vraiment en fonction des gens de leur personnalité de leur zone de confort Merci d'avoir écouté cet épisode de 100 titres 404. Vous trouverez toutes les références citées et les liens pour en découvrir plus sur Fossil Futur en description. Si vous avez des retours ou des suggestions, n'hésitez pas à venir vers moi. Et bien évidemment, n'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer.

UNKNOWN

À bientôt