Hors Urgence

Créativité et courage : neurobiologie de l'action malgré la peur - Protocole FORR - S1E12

Joey Joyful

Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.

0:00 | 19:27

Send us Fan Mail

La créativité et le courage ne sont pas des traits de personnalité. Ce sont des compétences neurologiques.

Quand le système nerveux est en mode survie, le cortex préfrontal se met en veille. Tu vois moins d'options, tu répètes les mêmes solutions, tu te figes ou tu agis impulsivement. Cette masterclasse explore ce qui se passe réellement dans le cerveau sous pression et comment accéder délibérément à une pensée créative courageuse.

Au programme : la neurobiologie de la peur et de la créativité, les quatre blocages créatifs les plus courants, trois outils concrets pour agir malgré l'inconfort, et le protocole FORR appliqué à l'action créative courageuse.

Avec une pratique hebdomadaire à intégrer immédiatement.

Le silence intérieur ne vient pas de l'immobilité. Il vient de l'alignement entre ce qu'on est et ce qu'on fait.

Support the show

Retrouve Hors Urgence

Programme Présence : presencejoeyjoyful.ca

Site : joeyjoyfulmocha.app

Instagram : @imjoeyjoyful 

Facebook : Josef F Kasz

YouTube : Joey Joyful

Envie d'aller plus loin?

Éveil du mouton noir, retraite en nature : joeyjoyful.com/eveil-du-mouton-noir

Retour à soi, l'application : retourasoi.app

Hors Urgence est produit par Joey Joyful, dispatcher au 911 St-Eustache, guide de conscience, auteur de Retour à soi.

Je vais commencer par une observation que j'ai faite au neuf. Quand quelqu'un appelle en état de panique, il y a deux types de personnes. Au bout du fil, il y a ceux qui sont figés qui répètent la même information en boucle qui ne peuvent pas répondre aux questions parce que leur cerveau est pris en mode tunnel et ceux qui, même dans la peur, font quelque chose qui bougent, qui cherchent qui agissent malgré le chaos. La différence entre les deux n'est pas le courage inné. C'est la capacité à accéder à une pensée créative, même sous pression, à trouver une option que le mode survit ne voit pas. Dans cette, je vais te montrer que la créativité et le courage ne sont pas des traits de personnalité. Ce sont des compétences neurologiques. Et comme toutes les compétences neurologiques, elles s'entraînent, elles se développent et elles peuvent être délibérément activées quand tu en a besoin, ce que la neuroscience dit sur la peur et la créativité. Commençons par ce qui se passe dans le cerveau. Quand tu as peur, l'amida, cette petite structure en forme d'amende au centre du cerveau, détecte une menace et envoie immédiatement un signal d'alarme en quelques mill secondes, le cortisol et l'adrénaline, le système, le rythme cardiaque augmente, la respiration se raccourcit, les muscles se tendent et le cortex préfrontal, le siège de la pensée créative de la planification complexe de la nuance et de la prise de décision éclairée se met en veille. Tu n'y as plus accès. C'est une réponse parfaitement adaptée pour fuir un prédateur dans la savane. C'est une réponse catastrophique pour naviguer dans les défis complexes d'une vie moderne. Voilà ce que ça produit concrètement. Tu vois moins d'options. Le cerveau en mode de survie pense en binaire, fuite ou combat, oui ou non. Maintenant ou jamais la nuance disparaît. La troisième option, qui est souvent la meilleure. Devient invisible. Tu répètes les solutions connues, pas parce que tu manque d'intelligence parce que le cerveau sous stress cherche la réponse la plus rapide dans sa banque de données, ce qu'il a déjà fait, ce qu'il connaît, même si ça n'a pas fonctionné les 10 dernières fois, c'est ce qu'il va choisir. Tu prends astine ou tu agit impulsivement l'un ou l'autre. Rarement le juste milieu d'une action réfléchie et courageuse. Maintenant, voici ce qui se passe quand tu te régule. D'abord, quand le système nerveux parasympathique rest and digest reprend le dessus, le cortex préfrontal se remet en ligne. Des études d'imagerie cérébrale sur des pratiquants de méditation à long terme montrent une activité pré frontale significativement plus élevée dans des situations de stress que des non pratiquants. Mathieu Ricard, le moine bouddhiste étudié par Richard Davidson à l'université du Wisconsin, présentait des niveaux d'activité cérébrale dans les zones associées à la bienveillance, à la créativité et au bien être que les chercheurs n'avaient jamais mesuré auparavant. On l'a même nommé l'homme le plus heureux de la planète. Ce n'est pas de la chance, c'est de l'entraînement et tu peux y accéder toi aussi. La créativité n'est pas un état mystique réservé aux artistes. Je vais le répéter. C'est trop important. La créativité n'est pas un état mystique réservé seulement aux artistes. C'est l'état naturel d'un cerveau qui n'est pas en mode de survie. Qu'est ce que le courage vraiment? On a une définition culturelle du courage qui est profondément fausse. Le courage dans notre imaginaire collectif, c'est l'absence de peur. Le héros qui avance sans trembler, celui qui ne doute jamais, c'est neuro biologiquement impossible pour un être humain fonctionnel de jamais douter ou de jamais avoir peur. La peur est une production du système limbique. Et tant que tu as un cerveau, tu aura peur. La question n'est jamais de ne pas avoir peur la question et qu'est ce que tu fais avec la peur? Le mot courage vient du latin corps qui veut dire car agir par le cœur malgré ce que la tête raconte. Et voilà le paradoxe que j'observe constamment. La peur dans un contexte de vie moderne ne ressemble pas à de la peur. Elle se déguise, elle est trompeuse. Elle ressemble parfois à du réalisme. Ce n'est pas réaliste. Faire ça. Parfois elle ressemble à de la sagesse. Ce n'est pas le bon moment et elle ressemble à de la plus. La prudence, c'est quoi? Je suis pas encore prêt. Elle ressemble à de la considération pour les autres. Les gens, ils vont penser que point point ces pensées ne sont pas des analyses objectives. Ce sont des productions de l'amida habillé en arguments rationnels. Le cerveau est extraordinairement doué pour justifier l'immobilité. Je travaille au neuf, un depuis décembre 2000. J'ai vu ce que ça coûte d'attendre trop longtemps avant d'appeler le problème réel et le problème perçu ne correspondent presque jamais. Et le coût de l'inaction est presque toujours plus élevé que le coût de l'action dans nos vies. C'est pareil. La situation collante qui dure depuis des mois la conversation difficile quand on repousse le projet qu'on ne commence jamais chaque jour d'attente a un prix, un prix invisible, parce qu'on ne voit pas on ne voit pas le risque de l'inaction. On ne voit que le risque de l'action, jamais le coût de l'immobilité, le courage et la créativité ne sont pas des ennemis de la prudence. Ce sont des ennemis de la paralysie. On peut noter quatre gros blocs créatifs avant de te donner les outils. On va nommer ce qui bloque la créativité dans ta vie. Premier blocage. Je nomme le perfectionnisme. Le perfectionnisme n'est pas un standard élevé, c'est de la peur déguisé en excellence. Si je ne commence pas, je ne peux pas échouer. Si je n'en vois pas, personne ne peut juger. Alexandre dussault avec qui j'ai eu une conversation magnifique pour ce podcast. L'épisode juste avant episode 11. En une façon de travailler que j'ai trouvée brillante. Il appelle ça improvis flow, pas de script, pas de perfection. Se laisser parler jusqu'à ce que quelque chose devrait sorte puis extraire le nectar. Le premier take est souvent le meilleur take parce que la vérité sort avant que la censure intérieure ait le temps d'intervenir. Deuxième blocage, jeune homme, le manque de permission. Beaucoup de gens attendent qu'on leur donne la permission pour créer, pour agir avant de prendre de l'espace avant de prendre sa place. La permission ne vient pas de l'extérieur. La permission se décide intérieurement. Et cette décision demande du courage parce qu'agir sans permission externe, c'est accepter d'être le seul responsable du résultat. Et ça, ça fait peur. Troisième blocage, je nomme la comparaison. La comparaison est le carburant de la paralysie créative. Tant que tu te mesures à ce que les autres ont déjà accompli, tu ne peux pas voir ce que toi tu peux créer depuis ou tu en es. Et le quatrième blocage, l'attente de l'inspiration. C'est une fausse prémisse d'attendre d'être inspirée avant de commencer. L'inspiration ne précède pas l'action. Elle la suit. Tu ne te sens pas inspirée avant de commencer, tu tu te sens inspirée? Parce que tu as commencé la créativité est un muscle. Il se réveille dans le mouvement et maintenant les trois outils concrets. Voici les trois outils que j'utilise et que j'enseigne le premier outil. La question créative. Quand tu es figé dans une situation, le réflexe est de se demander pourquoi ça ne fonctionne pas ou comment je avec ça. Ces questions gardent le cerveau dans le problème, puis on est vraiment bon pour trouver les raisons. Pourquoi doit rester dans le problème? La question créative, un angle de vue différent. Par exemple, si je ne pouvais pas résoudre ce problème complètement, quelle serait la plus petite action possible qui créerait du mouvement? Pas la solution, le mouvement, la différe. La différence est capitale. Le cerveau en mode survie cherche la sortie totale. La question créative lui demande juste. Le prochain pas dans les systèmes d'urgence car on ne sait pas quoi faire. On fait quelque chose de petit et on observe, tu n'as pas besoin de voir tout le chemin. Tu as besoin de voir simplement le prochain maître ou deux outil. Numéro deux, le rec du courage. Quand la peur arrive au lieu de la combattre, tu la recorde la recherche derome à Stanford de démontrer que les personnes qui recordent le stress comme un signal d'activation plutôt que comme une menace présente de meilleures performances cognitives, une meilleure santé cardiovasculaire et une plus grande capacité créative sous pression. La peur et l'excitation activent les mêmes mécanismes physiologiques, même rythme cardiaque élevé, même respiration accélérée. Même activation du système nerveux sympathique. Ce qui change, c'est l'histoire que tu te raconte sur ce que tu ressens. Je suis anxieux, produit une réponse de fermeture. Je suis excité. Produit une réponse d'ouverture ce n'est pas de la pensée positive, c'est de la neurobiologie appliquée. Anxiété et excitation produisent les mêmes symptômes dans ton corps. Fait just changer l'angle de vue. Outil numéro trois l'action minimale courageuse l'action courageuse n'a pas besoin d'être grande elle a besoin d'être vraie et d'être faite maintenant une conversation difficile qui commence par j'ai besoin de te parler de quelque chose. Un projet qui commence par une page blanche et un timer de 20 minutes. Un courriel avant envoyé avant d'être prêt. Un nom dit clairement pour la première fois ces micros act courageux entraînent le courage de la même façon que les répétitions entraînent un muscle. Chaque petite action qui va à l'encontre de la peur renforce le circuit neuronal de l'action courageuse et il crée du mouvement, pas la solution complète juste du mouvement. Et dans les systèmes vivants, le mouvement appelle le mouvement. Le plus difficile c'est de commencer. C'est une des lois de la thermodynamique. Protocole appliqué à la créativité et au courage. Le protocole n'est pas juste une pratique de méditation. Ce n'est pas juste une induction. Notre hypnose, c'est une infrastructure pour l'action créative courageuse. Je vous rappelle, parle de focus, ouverture, relâche et respiration réintégration en commençant par le début focus avant de créer avant d'agir, tu poses la question, juste pas qu'est ce que je dois faire, mais quelle action créerait du mouvement dans cette situation, un focus différent produit des réponses différentes. Deux minutes de silence avant une session créative avant une conversion conversation difficile change radicalement la qualité de ce qui suit ouverture. Tu régule le système nerveux avant d'agir, pas parce que le courage nécessite l'absence d'activation, mais parce que le courage tendu le courage du système nerveux en mode survie, produit de l'agression ou de la fuite, pas de l'action créative, juste l'ouverture s'est créé les conditions internes pour que le cortex préfrontal soit en ligne. Quand tu agi relâche, tu dépose le besoin que l'action soit parfaite prise. La relâche du perfectionnisme n'est pas de l'abandon de standard. C'est l'acceptation que l'action imparfaite maintenant vaut mieux que l'action parfaite. Jamais c'est, c'est ici que la créativité s'ouvre vraiment. Quand tu arrêtes de contrôler le résultat pour t'intéresser au processus, respire réintégration. Après l'action, tu intègre, tu note ce qui a bougé. Tu reconnais le courage que ça a demandé, même si c'était petit célèbre, célèbre action qui a été faite. Et cette réintégration renforce le circuit neuronal et prépare la prochaine action courageuse. Ce que l'on célèbre, on répète la pratique de la semaine. Je vais te donner une pratique concrète à intégrer cette semaine. Elle s'appelle l' improv the flow de la vie. Voilà comment ça fonctionne. Je prends 20 minutes, pas de téléphone, pas de distraction. C'est assis avec une feuille et et du feuille de papier feuille de journal. Tu poses cette question ci. Qu'est ce qui est vraiment vivant en moi en ce moment? Pas. Qu'est ce que je dois faire? Pas comment je règle mes problèmes. Qu'est ce qui est vivant? Qu'est ce qui veut être exprimé, créé, dit ou fait tu écris sans censure pendant 10 minutes, peu importe ce qui sort, c'est de la matière première, pas un document final. Ensuite, tu relis ce que tu as écrit et tu te pose une seule question. Quelle est l'action la plus courageuse et la plus créative que je pourrais poser dans les 24 heures à partir de ce qui est pour la plus parfaite? La plus courageuse et la plus créative et tu la fais avant la fin de la journée. Cette pratique faite une fois par semaine, commence à rec, accabler la relation entre la peur et l'action. Elle entraîne le cerveau à chercher le mouvement plutôt que la solution complète. Elle développe la confiance dans l'instinct créatif plutôt que dans le contrôle planifié. Il y a une phrase qu'Alex dussault maudite lors de notre conversation et elle est restée avec moi. Tu es dans le brouillard, mais quand avance d'un pas, tu vois les deux ou trois prochains mètres et ça, c'est suffisant. Ce n'est pas de l'insouciance, c'est de la foi dans le processus. C'est comprendre que la clarté totale n'est pas une condition préalable à l'action. La clarté se trouve dans le moment. Le silence intérieur dont je parle dans ce podcast ne vient pas de l'immobilité. Le silence intérieur dont je parle dans ce podcast vient de l'alignement d'avoir agi selon ce que tu es vraiment d'avoir posé l'action courageuse et créative qui correspond à ta vérité, même imparfaitement, même dans la peur. C'est ça sortir du mois d'urgence, non pas en arrêtant d'agir, mais en commençant à agir depuis un endroit différent. Je suis la matricule j 144 et je suis 10 19 de l'appel.