Pas de raison de s'alarmer

Ce qui alarme Bilitys — foncer, guider, protéger

Emmanuelle Season 1 Episode 8

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Bilitys raconte un parcours dense, forgé par une adolescence agitée, une émancipation précoce et un caractère qui ne lâche jamais. Devenue maman solo d’une enfant « avec un plus », elle découvre la violence des systèmes, les charges invisibles et la lutte quotidienne pour faire reconnaître les besoins de sa fille.

On parle de combat, de fatigue et d’injustices, mais aussi de résilience : celle d’une mère qui contourne, s'accroche, insiste, et finit par offrir à sa fille les outils pour s’épanouir. Et  surtout de cet amour qui transforme l’alarme en force, la différence en chemin, et qui leur permet d’avancer, main dans la main.

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Bienvenue dans Pas de raison de s'alarmer, le podcast pour les gens qui vont bien mais pas tout à fait. Je m'appelle Emmanuelle, je suis chercheuse, enthousiaste, bourrée de contradictions, et parfois je m'alarme. Aujourd'hui je vais te raconter l'histoire d'un amour et d'un combat, celui d'une maman pour son enfant.

L'histoire de Bilitys et de sa fille. Bilitys n'a pas froid aux yeux, et elle n'a pas peur de s'exprimer non plus. Elle se décrit en trois mots, fonceuse, fidèle et qui ne lâche rien.

Elle avance et elle tient, quoi qu'il arrive. Je pars du principe que je suis quelqu'un de plutôt optimiste. 

"Je ne vais pas me laisser atterrer par une situation où, comme beaucoup de gens, quand tu as un coup qui t'arrive, où je suis plutôt du style, je vais me renfermer sur moi pendant 24 heures, je vais rester chez moi, et puis après je suis repartie comme à l'an 40, je ne sais pas faire autrement."

Ses mots plantent le décor. Une personne droite, solide, lucide, avec une vie très remplie. 

"J'ai souvent dit que j'aurais pu écrire un roman sur ma vie.

Jeune enfance heureuse, troubles plus tôt ou plus tard, effectivement, plus de complications au niveau adolescence, tout ce qui a pu être après avec le divorce, et tutti quanti" 

La séparation de ses parents enclenche les tensions. Un père impulsif, avec un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité, ou TDAH, comme elle.

Une maison qui ne tient plus. Elle part vivre avec sa mère, qui lui laisse une liberté d'adulte à 13 ans. Elles sortent ensemble en soirée salsa, avec son mètre 70 déjà, Bilitys passe partout.

Elle fréquente surtout des plus grands, apprend vite les codes et les limites. 

"Je savais mettre le haut là, en fait. Autant, effectivement, j'avais des mauvaises fréquentations que des bonnes, mais j'étais toujours très réaliste sur mes mauvaises fréquentations, ou pas, et jusqu'où j'étais prête à aller avec eux, ou pas."

"Donc tu n'as pas l'impression que tu t'es fait marcher dessus, ou quoi que ce soit?

"Non, jamais. Ma force de caractère a fait que j'ai pris des fois des risques, je pense, surtout quand j'habitais sur Lyon, que j'étais jeune, j'étais quand même vers Vénissieux. J'habitais à Vénissieux, mais effectivement, c'était vraiment le truc où tu te dis… Après, à cette époque-là, c'était vite.

Tu étais un pote ou une pute, tu préférais être un pote." 

Quand sa mère choisit un homme à sa fille, Bilitys ne s'effondre pas. Elle prépare son départ, s'organise, programme sa liberté.

"Alors je suis restée dix mois chez mon père, j'ai attendu juste ma majorité. Je savais que ça serait assez bref. Ça a été dix mois, en fait, où j'ai programmé mon départ. Je me suis acheté télé, table basse, tout le matos. Dix-huit ans et deux jours, j'avais mon appart." 

"Ça, c'était des bonnes années pour toi ?" 

"Excellente, excellente.

 Mes années CAP, bac pro, génial. J'avais trouvé ma voie, je m'éclatais dans ce que je faisais. C'était artistique.

 En plus, le patron. Au début, j'avais une patronne lambda, mais pour apprendre, c'était très bien. Et puis après, effectivement, le deuxième patron que j'avais était exceptionnel.

Il avait de l'or en barre dans les mains. Donc, ça a été vraiment génial dans le sens où on faisait des défilés, on faisait vraiment plein de choses avec lui. Donc, c'était vraiment cool."

Bilitys passe dix ans dans le sud de la France. Elle s'éclate dans son travail. Sa fille naît.

Elle a été désirée longtemps et immédiatement, elle devient tout pour sa maman. Une maman qui vit à mille à l'heure pour assurer sur tous les fronts. 

"J'ai toujours réussi à jongler le taux, même si des fois, effectivement, c'était au détriment peut-être d'heures de sommeil.

Mais la priorité, c'était ma fille. Je me souviens des fois où on a fait des allers-retours à Barcelone, quand j'étais en France, là où il fallait être responsable de réseau, justement, où on partait le matin à 5h et puis je rentrais le 5h du matin le lendemain. Du coup, je passais la matinée et puis je retournais au taf l'après-midi.

Je la déposais chez la nounou et tout, mais au moins, ça me permettait d'avoir raté qu'une soirée."

Après un passage par la Réunion, un endroit génial qu'elle quitte à contre-coeur, Bilitys et sa famille s'installent en Suisse.

"Si je devais le refaire à 1000%, je le referais.Que ce soit pour ma qualité de vie financière, que ce soit pour ma qualité de vie avec ma fille, parce que vivre avec des gens civilisés dans la vie de tous les jours, c'est sympa." 

Un cadre qu'elle dit agréable, sain, sécurisé, l'endroit parfait pour voir grandir sa fille, sa priorité depuis toujours. Sa fille a une petite chose en plus, comme elle aime le dire, un TDAH, une dyslexie et une dysorthographie sévères.

 Et malgré son caractère de fonceuse, c'est dur. Depuis sa séparation avec son conjoint, elle l'élève avec peu d'aide extérieure. Et même quand on a un caractère fort de battante, élever seul son enfant avec ses petites choses en plus peut être source de grandes alarmes.

"Moi, ce qui m'alarme le plus aujourd'hui, c'est justement par rapport à ma fille. Aujourd'hui, quand tu fais le bilan en tant que maman de tout ce qui peut se passer, de toutes les problématiques, parce que tant que t'es pas dans la problématique, c'est toujours la même chose, tu te rends pas compte du nombre de cas que tu peux avoir dans ces problématiques-là. Dès que t'es maman célibataire et que t'as un enfant un peu différent des autres, tu te rends compte que tout est plus compliqué.

Déjà, en tant que maman, je trouve qu'on parle aujourd'hui enfin beaucoup des charges mentales des mamans, qui avant étaient juste une normalité. Puis après, on nous a dit, vous voulez être l'égal des hommes, vous voulez aller bosser, oui, d'accord. Ça n'empêche pas qu'on fait le ménage, qu'on s'occupe des enfants et qu'on s'occupe de toute la charge mentale qui va avec.

Et c'est vrai qu'après, dès qu'en plus se rajoute la problématique d'un enfant avec des rendez-vous, avec des machins, moi, ma fille, elle est TDAH, dyslexique dysorthographique. Aujourd'hui, c'est quelque chose qui est reconnu. À l'époque, ça l'était beaucoup moins. 

Moi, j'ai été TDAH toute ma vie. À 5 ans, mes parents me donnaient déjà de l'euphytose pour dormir."

 Le cheminement pour avoir un diagnostic n'est de loin pas évident.

"En fait, c'est moi qui l'ai remarqué. On avait fait le test HP dans l'année, donc elle avait eu trois catégories au level de dans la moyenne, mais parce qu'elle n'avait pas pu tout tester, parce qu'effectivement, elle ne savait pas lire encore, pas écrire. En même temps, son frère du côté de son papa est HP, donc on se doutait bien quand même qu'elle avait des facilités depuis qu'elle était petite sur beaucoup de choses.

Et c'est justement ça qui m'a fait que je me suis dit, à un moment donné, ce n'est pas possible. Dès qu'on arrive au minuscule, ça devient catastrophique, alors que tant que c'était des majuscules, il n'y avait pas de problématique. Et puis, fin de 3P, j'ai dit à la maîtresse quand même, je pense qu'il y a quelque chose qui ne joue pas.

Je pense qu'elle est dyslexique. Et elle m'a dit, mais non, mais vous savez, elle a eu une grosse année. Alors certes, on était arrivés ici, elle avait 6 ans.

8 mois après, même pas 6 mois après, papa et maman se séparent. Effectivement, elle avait eu une grosse année, mais je connaissais ma fille par cœur et j'étais à 99% sûre de moi. Et je n'écoute pas la maîtresse.

Je fais comme bon me semble, pendant les vacances scolaires, pendant qu'il n'y a personne, je me dis, je vais commencer à chercher, parce que j'avais quand même bien compris, c'était compliqué à trouver des logopédistes et tout." 

Bilitys n'écoute pas et fonce. Elle appelle tout l'été, contourne les listes d'attente, décroche une logopédiste reconnue. 

"En quelques semaines, tout est enclanché. De là on lui a fait le test, et puis à fin novembre, début décembre, elle me dit, alors effectivement, elle est dyslexique, dysorthographique, sévère. Elle me dit, du coup, est-ce que ça vous choque, ça vous étonne ? Ben non, sinon je ne te l'aurais pas amenée.

À un moment donné, quand le F devient V dès qu'on est au minuscule, c'est qu'il y a quand même une problématique. Ce n'est pas juste, je n'y arrive pas, ce n'est pas possible." 

Bilitys vit le diagnostic de sa fille comme un soulagement.

Enfin, un mot, une porte des moyens. Si le système commence à aider, l'humain peut casser. Une maîtresse qui stigmatise sa fille, fait de son plus, de sa différence, un objet de honte.

Bilitys comprend l'ampleur de la bataille. La différence n'est pas seulement scolaire, elle est sociale. 

"Elle lui faisait reculer sa chaise d'un mètre du bureau, donc clairement stigmatisée dans tout le monde.

Quand à un moment donné, ils sont partis apprendre la conjugaison, que ma fille suit le mouvement, elle lui dit non, non, toi ce n'est pas la peine déjà, il faut que tu apprennes à lire. D'accord ? Par contre, si tu apprends la conjugaison, peut-être que tu vas savoir que le ENT, à la fin, il ne se dit pas, par exemple, il se dit "chante", il ne se dit pas "chantant". Ça peut l'aider en fait à la lecture tout simplement, mais très, très stupide.

Donc à la fin de l'année, quand ma fille m'a dit un peu tout ce qui s'était passé comme ça, juste avant la réunion, où même la logopédiste qui est, je pense, la dame la plus zen du monde, qui part tout doucement comme ça. Même elle, elle s'est énervée contre la maîtresse, parce qu'elle m'envoyait perpétuellement des messages la semaine: Maylane a pas voulu faire ça, Maylane elle a fait ça...

 Je fais quoi en fait, je la massacre tous les soirs ? Enfin à un moment donné, et la psy elle me disait, mais elle ne doit pas faire ça en fait, c'est son rôle de maîtresse. Enfin c'était catastrophique cette fin d'année, et là vraiment je me suis dit, mais en fait la scolarité va être un enfer.

Même elle du coup, elle détestait l'école, elle ne voulait plus aller à l'école. Elle a une montre qu'ils ont tous là maintenant, juste où on peut les suivre, puis on peut les appeler, envoyer un message, donc c'est un truc internet. Mais il y a comme un petit appareil photo, ils peuvent se filmer genre.

 Et elle avait fait des petits films où elle disait, "ouais l'école c'est trop pourri, machins..." Et je me disais, mon Dieu, mais putain on est mal barrés quoi. C'est insensé.

 Je crois que ça a été la pire année de ma vie, où vraiment je me suis fait un sang d'encre pour ma gamine et pour son avenir. Vraiment." 

Avec les encouragements de la logopédiste, Bilitys décide que sa fille va refaire son année. 

Redoubler. Non pas pour reculer, mais pour réparer, repartir sur des bases solides. Une décision qui n'a pas été facile à comprendre pour sa fille.

"On a préféré qu'elle redouble, qu'elle temporise, qu'elle reprenne ses marques et sa confiance, plutôt que de passer. Et puis ça a été le meilleur choix très sincèrement pour elle. Donc émotionnellement pour elle au début ça a été compliqué.

 Émotionnellement parce que les six derniers mois elle avait bien travaillé, elle avait eu des bonnes notes, elle avait eu un programme personnalisé, donc elle avait eu des bonnes notes, mais ce n'était pas assez pour. Et puis du coup elle ne voyait pas le truc et elle se dit pourtant j'ai eu des bonnes notes, elles vont me faire redoubler quoi. Pour elle c'était un peu le couperet qui tombait et qui n'était pas normal on va dire.

Mais voilà, elle est tombée sur une maîtresse vraiment génialissime. En l'espace de deux mois et demi, elle n'avait plus de programme personnalisé, elle suivait le même niveau que tout le monde et sans problématique du tout. Justement elle s'était refilmée en mode youtubeuse :  "Les loulous ! L'école c'est génial, les maths, les machins, et tout." Je me disais oh, hallelujah !" 

Les dispositifs se posent, les bulletins remontent, le travail paye.

 Ce n'est pas un miracle, c'est un tissage patient. Une mère qui refuse de lâcher, une enfant qui s'accroche. 

"Et puis là, 5-6 P pareil, nickel, super maîtresse qui la comprend qui fait tout. Puis après derrière vu qu'y a tout un système qui a été mis en place elle a été inscrite, on a fait les demandes à l'AI, du coup elle a un ordi, elle a son casque, elle a tout ce qu'il faut pour l'aider en fait. Et là, premier semestre, 5 sur 6 de moyenne générale. C'est énorme pour une dyslexique dysorthographique effectivement.

 Mais comme quoi, quand on travaille ça paye. Après c'est vrai qu'elle a un jour sans devoir, sinon tout le reste de la semaine elle fait des devoirs, les week-ends, tout le temps, tout le temps, parce que sinon c'est trop de charges pour elle. C'est vrai que pour les mamans qui sont seules et qui accompagnent ce genre d'enfant, tu as des accompagnements à l'école pour ça.

Mais nous, en dehors de notre vie, on n'a pas d'accompagnement. Ma fille, elle prend sa Ritaline, donc à l'école elle est concentrée. Mais sur le temps de devoir à la maison, il n'y a pas de Ritaline.

Le week-end, il n'y a pas de Ritaline non plus, parce qu'on n'en donne pas le week-end effectivement. Mais c'est une charge qui est très compliquée effectivement pour les mamans qui sont seules. Avec un TDAH, tout monte très vite au cœur."

À la maison, l’équation est simple : devoirs peu importe la posture — debout, assise, allongée, du moment que ça avance. Pas de tablette, pas de console. 

YouTube oui, mais sur la télé, à portée d’oreille. Reste la charge d’une mère seule : rendez‑vous, paperasse, organisation, nuits trop courtes. Elle tient. 

Elle parle cash des réseaux, des groupes WhatsApp, des algorithmes. Avec un TDAH, tout monte très vite au cœur ; alors on anticipe, on cadre, on explique — sans tabou. 

"Tu n'as pas la maturité émotionnelle en fait pour gérer ça. Et encore moins un TDAH, où tout est vite pris à cœur, où tout est… avec les enfants comme ça, tout doit être prévu en amont, tout doit être organisé.

Plus tu es organisé pour ces enfants, et plus ça leur simplifie la vie et l'esprit en fait. Et ce genre de choses où ça va pousser leur émotion et leur paroxysme, c'est pas bon du tout." 

La dyslexie n'est pas l'ennemi. Pour Bilitiy, c'est un handicap, à vie, qu'on ne doit pas avoir peur de nommer comme tel. Et qui au final n'empêche rien. Elle voit la force de sa fille, son habitude de travail, ses efforts. 

Elle les admire, elle les récompense. Parfois un petit coup de co-dodo avec maman, que sa fille aime tant. Leur relation est belle, proche, et leur permet à toutes les deux d'avancer. 

Mais subir la différence, c'est ça l'alarme centrale. Le collège arrive, elle a confiance en elle, en sa fille, mais elle reste lucide. 

"Qu'elle ne subisse pas la différence, parce qu'aujourd'hui malheureusement c'est encore le cas. 

Je sais qu'elle va la subir toute sa vie. Là tu vois derrière, elle va enchaîner le collège l'année prochaine, ça reste quelque chose qui me stresse un peu. Même si je sais qu'aujourd'hui elle a plus d'armes, qu'elle a plus confiance en elle, que justement elle a une maîtresse au top pour être le prochain doyen.

Parce que derrière il faut que... Et c'est la maîtresse qui en a parlé, donc c'est vrai que c'est quelque chose qui existe très réellement. Elle m'a dit que dans ce cas-là, il ne faut pas qu'elle soit avec un maître principal qui soit contre les ordinateurs par exemple. Parce qu'elle en a besoin H 24.

Parce qu'il y a des profs qui seront contre les ordinateurs. Mais moi pour ma fille c'est... Non, c'est pas possible. Ça serait beaucoup plus dur effectivement, plus fatiguant.

Et donc forcément ça lui mangerais ses capacités d'apprentissage en fait. 

Bilitys est fière de sa fille, qui l'étonne, la bluffe tellement souvent. Des notes qui montent grace au travail constant, aux efforts, et surtout, une gentillesse sans limites. Qu’elle voit par exemple lorsqu’à de rares occasions, la situation s’inverse et c’est la fille qui prend soin de sa maman, qu’elle voit malade et qu’elle veut choyer, à son tour. 

"Malade comme un chien vraiment, 40 de fièvres, au fond du fond. Je rentre du travail plus tôt j'appelle l'apems pour dire qu'elle peut rentrer. 

J'étais couchée sur mon canapé. Puis quand elle me voit quand elle rentre de l'école, bah déjà  je suis jamais là donc là elle rentre elle me voit là et elle me voit genre sous la couette au bout de ma vie. 

Elle me dit ça va pas ? Non, ce soir je compte sur toi, mais genre je compte sur toi pour être autonome, que j'ai pas à te répéter 50 fois d'aller prendre ta douche, ce genre de choses en fait.

Elle me dit d'accord, il y a des soupes chinoises ? Je vais faire é manger ce soir. Et du coup, elle a fait chauffer, elle est allée prendre sa douche sans que j'aille râler facilement ce soir-là ni répéter 50 fois. Elle a fait chauffer l'eau, elle nous a préparé, elle nous a servi nos deux soupes.

Elle m'a câliné toute la soirée, elle m'a massé les jambes, elle m'a dit tu veux que je te fasse un massage maintenant ? Alors elle m'a massé les jambes, un petit peu les épaules, et c'était tellement chou." 

Bilitys a un message à faire passer.  Ou plutôt une idée,. Elle rêverait de créer un groupe de parole, pourquoi pas autour d’un apéro,  pour mères solos d’enfants « avec un plus ». Un lieu pour se livrer, echanger, rigoler, partager des tactiques,— bref, s’équiper. Parce qu’elle sait que beaucoup d’autres vivent des choses très similaires. 

En Suisse, environ 100’000 enfants et ados sont touchés par un TDAH,  et 10% des élèves sont dyslexiques. Ce qui représente 170’000 enfants. 

Dernier chiffre important pour Bilytis, 16% des foyers avec enfants sont monoparentaux. Pour la grande majorité, des mères célibataires.  


"Tu t'aides, tu te donnes des conseils, tu aides à dédramatiser certaines situations qui...

tu vois, moi, la première année, entre la séparation, la gestion de tout ça, la maîtresse qui en rajoutait des couches, ça a été une année très longue.

J'aurais aimé qu'on puisse m'aider à dédramatiser, effectivement".

Croire en la capacité de nos enfants, en notre courage à nous, croire que quoi qu'il arrive, ça va le faire. C'est ça la philosophie de Bilitys.

Sa fille est tout pour elle. Elle ne lâchera jamais et elle sait que sa fille, elle non plus, n'abandonnera pas. Parce qu'au fond, ce roman qu'elle aurait pu écrire, il devient ainsi le récit d'un combat d'une maman pour son enfant, d'une confiance, d'un amour immense.

Un amour qui apprend à transformer les alarmes en force, les difficultés en chemin à parcourir, main dans la main, sa fille et elle. 

Ce n'était pas de raison de s'alarmer. L'histoire singulière d'un amour immense — un amour qui apprend à transformer les alarmes en forces, et les difficultés en chemins à parcourir main dans la main, sa fille et elle.

C’étais pas de Raison de s’alarmer, l’histoire singulière d’un amour à soulever des montagnes. 

Si tu as aimé l’épisode d’aujourd’hui, n’oublie pas de t’abonner au podcast et d’en parler autour de toi. C’est grace à ces petits gestes que ce podcast peut exister.

Et si l’idée d’un groupe parole apéro pour maman solo d’enfant extraordinaire te parle, ln’hésite pas à me laisser un message sur le site, ou en commentaire sur le podcast.

Merci pour ton écoute et à très vite pour un nouvel épisode. D’ici là, n’oublie pas : pas de raison de t’alarmer. Tchô !